Comment ne pas s’étonner qu’il s’agisse de la même démarche (faire appel au droit international pour s’appliquer) que celle entreprise par trois organismes québécois pour soumettre à l’ONU la cause du rapatriement unilatéral de la Constitution canadienne sans et contre le Québec en 1982. La Cour Suprême du Canada, de connivence avec le trudeauisme, ne veut rien entendre. Cette cause est, avec le droit international, surtout si onusien, celle du droit des peuples à l’autodétermination, comme y insiste aussi le constitutionnaliste André Binette à partir de la loi 991, mais ne pouvant être autant externe pour le Québec qu’interne pour les Autochtones sur son territoire qu’en cernant aussi et surtout jusqu’au trait d’union faisant que le tout s’articule en État-nation. En effet, Alexandre Cormier-Denis, en son Mémoire, septembre 2024, Manifeste pour la reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadien-français, après avoir campé une définition de la nation (plus politique) en celle du peuple (plus culturel), reprend aussi cette Loi 99 en soulignant qu’elle est sise sur la notion de peuple québécois et n’explicite pas ce qui signifie « nation » en son emploi de l’expression « État national », sans référence initiale à une « nation québécoise », ce qui se rectifie de 2000 à 2003: «Que l’Assemblée nationale réaffirme que le peuple québécois forme une nation », ce que le Parlement canadien entérine en 2006 en précisant que c’est en un Canada uni, sous Stephen Harper, bien qu’il faille attendre « 2022 et la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, dite loi 96, pour que la nation québécoise reçoive une reconnaissance constitutionnelle et légale en droit canadien », tout en modifiant la Charte de la langue française pour remplacer « Amérindiens » par « Premières Nations » pour désigner les Autochtones (ce qui rejoint la posture politique de Ghislain Picard les ayant représentés au Québec et au Labrador). Problème: «La définition purement civique de la nation est oblitérée par la reconnaissance du caractère héréditaire et ethnique de l’appartenance nationale, contrevenant à la conception civiliste de la nation québécoise ». La notion, non de nations autochtones, mais de peuples autochtones aurait plutôt pu les dire appartenir au peuple québécois (en plus de mieux s’accorder avec l’intitulé de la DNUDPA, au lieu de se modeler sur le Fédéral et la conjointe politisation autochtone sous le primat de l’étiquette de Premières Nations faisant négocier de nation à nation), ce qui aboutit à l’affirmation assez choquante que « les Premières Nations et les Inuits forment des nations distinctes de la nation québécoise avec qui elles partagent un territoire commun, le Québec », le tout sans impliquer quelque partition territoriale que ce soit, tout comme lors de la conjointe reconnaissance d’une minorité canadienne-anglaise du Québec, les grands absents étant les Canadiens français, qui sont disséminés en Amérique du Nord et dont est pourtant issue la prétention d’une nation québécoise. Donc « Plus que jamais, il est temps de reconnaître que le Québec est l’État-nation du peuple Canadien français, d’en tirer les conséquences logiques et légales pour assurer non seulement sa reconnaissance, mais également d’inscrire son droit inaliénable à conserver sa majorité démographique sur ce territoire ». Il me semble qu’il faudrait plutôt dire: le Québec est l’État-nation pouvant se rappeler (Je me souviens) être sis sur le Canada laurentien de l’époque de la Nouvelle-France avant d’être filtré par la Conquête anglaise, puis le Canada-Uni menant, à compter de LaFontaine avec Baldwin, au partage de l’identité de Canadien, identiquement Français, avec l’Anglais. A ce titre, il peut être le foyer d’où rayonne et perdure en Amérique du Nord et en particulier au Canada de l’AANB le peuple Canadien français (avec coémergence du Canadien anglais). Du moins, si la Conquête du Canada radicalisée et totalement asymétrisée en trudeauiste Conquête du Canadien par le Canadian unilatéralement imposé comme d’où l’en refouler et ne plus en faire que son décalque pseudo symétrique, au contraire se relativisait et biasymétrisait. Il faudrait donc modifier la figure proposée par l’auteur pour ne pas inclure totalement le peuple canadien-français (si ne n’est plutôt population canadienne-française) dans, mais plutôt en intersection (fluctuante, par le droit accordé de pouvoir y être rapatrié) avec la nation québécoise où y faire figurer sa part de ladite minorité (numérique, mais non statutaire ?) canadienne-anglaise, surtout avec sa part issue de l’immigration, au moment d’y adjoindre les Premières Nations (politisant la plus culturelle notion d’Amérindiens ?) et les Inuits (plus éventuels Métis, si pour retrouver la notion canadienne fédérale de l’Autochtone?) en l’État du Québec et faciliter ses interfaces et transferts. Cette problématique archicomplexe mérite d’être davantage approfondie au moment de cerner qui et comment il fait partie de l’État du Québec, surtout si pour élargir le consensus ne faisant se constituer en nation qu’en s’en faisant reconnaître juridiquement par son propre État n’étant alors instauré qu’en se dotant de sa Constitution québécoise. Surtout en sa tension avec la DNUDPA quant aux Peuples Autochtones et face au Canada, surtout trudeauiste. A fortiori face à la cause rendue à l’ONU du rapatriement constitutionnel trudeauiste sans et contre le Québec. Dès, du sein et au moment de sa conception, distinguons, par compréhension croissante et extension décroissante: population -> peuple (avec peuplement faisant habiter le territoire) -> nation -> État-nation (au trait d’union élastique au XXIe siècle pris entre des États plus ou moins impérialistes faisant retour et des nations s’y brassant d’autant que prises entre leur coémergence inaugurale avec la nature territorialement cernée, comme chez Bodin, et leur remaniement par flux migratoire plus massif depuis le XIXe, mais dorénavant tendu entre purge-style trumpien- et hypocrite étouffement ethnoracialiste enreligiosant style trudeauiste-.
Ces deux voies ressemblent à celles menant au suicide durkheimien: on meurt d’être autant ostracisé en son individualité qu’aliéné en sa socialité. Plus encore, toutes démarches ne se ressemblent et ne s’en rassemblent qu’en pouvant justement s’articuler, éclairer et alimenter mutuellement. Ce triple acte en ses trois versants s’en interfaçant fort dynamiquement ne fait que reprendre, mais laïquement ce que Ficin en recherchait à la Renaissance en Dieu, dont il faisait le Soleil du Soleil en un monde depuis lors héliocréé et héliocentré au milieu du Ciel par sa puissance effective (articulant tout), sa lumière jaillissante et rayonnante (éclairant tout) et sa chaleur en faisant éclore tout ce qui en est fécondé de façon si fructueuse qu’à d’autant savourer (en s’intensifiant d’autant que les deux, puissance et lumière, s’en alimentent mutuellement à sa source). De Rabelais, via Montaigne, à Descartes, a fortiori si par Rabelais selon Montaigne s’apercevant au ressort de Descartes au lieu de s’y occulter et d’en faire un ignare commencement absolu ne se prétendant se fonder scientifiquement qu’en étant déconnecté de sa source vive et vitale de sa propre pensée, le français l’a conservé dès l’aube de son expression moderne, par une langue rappelant autant le goût que la pensée en émergeant et s’exprimant2.
Pour le peuple québécois se constituant en nation québécoise, se constitutionnaliser en son contexte en révélant le sens est pouvoir d’autant acquérir sa part du monde s’en créant que pouvoir interroger le tout début de la Constitution canadienne, surtout telle que rapatriée unilatéralement par Trudeau père sans et contre le Québec, quant à ce que signifie vraiment son préambule: « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit. » N’en déplaise à Trudeau père et à son patriarcat ethnoracialiste enreligiosant, jusqu’à la divine création du monde peut d’autant se québéciser que se laïciser et la primauté du droit y devenir d’autant mieux sensée que son droit civiliste se dégager de l’anglicisante « common law ». Il suffit de faire en géopolitique ce que la physique a fait au début de la Modernité: transposer et reprendre la monothéiste création du monde en héliocentrisme cosmophysique, dès la révolution ficino-copernicienne s’étant gnoséologiquement magnifiée chez Kant. Dieu ne préside à la forge du sens de soi qu’à même celle du monde qui, au fur et à mesure que mieux matériellement cerné, s’en autonomise. Le sens de soi peut s’y laïciser, comme cela s’est accentué de la France au Canada laurentien devenu, par-delà la Conquête et au gré de l’AANB bien avant la Constitution canadienne trudeauiste, le Québec. Ce sens de soi se démarque de celui qui prend bien autrement appui sur des pouvoirs laïcs comme tous les Protestantismes, jusqu’aux plus anglicisants, lors de leur émergence, voire via l’Empire britannique, s’en étant multiethnoracisés avant de s’en multiethnoracialiser (selon qui monopolise et oriente la multiethnoracisation, en particulier à travers l’immigration) jusqu’au point de nouveau s’enreligioser tel, comme en le trudeauisme, dont la Constitution de 1982 est sise sur la suprématie de Dieu étayant un pouvoir monarchique ayant pris forme d’un exécutif unitaire s’infléchissant le législatif et de là, le juridique qui fait à son tour ployer toute société civile, a fortiori si québécoise et française (surtout si française ignare de tout son propre afflux de sous et au ressort de Descartes, voire de ce que pouvait être la convergence culturelle dès son époque et qui peut encore rejaillir au XXIe siècle, pour peu que le Québec renoue avec sa propre devise, à savoir « je me souviens », a fortiori au moment de se constitutionnaliser). À et même en l’image de Dieu le plus monothéiste, surtout tant que son unitrinitarité ne s’est pas aperçue et rectifiée en uniquaternité apte à s’intégrer et s’articuler avec son propre féminin, tous ces Protestantismes sont des Patriarcats. Et ce Patriarcat s’instaure au ressort de tout filtre idéologique nord-américain WASP (White Anglo-Saxon Protestant), si porté à se diffuser et à coloniser ainsi de façon ethnoraciale enreligosante, pour en être d’emblée PWASP. Le tout se renforce par un constat sans équivoque révélant le fédéralisme trudeauiste d’autant bancal que dysfonctionnel, en s’efforçant d’occulter qu’il est inapte à favoriser quelque épanouissement culturel québécois (ce pour quoi il lui a fallu d’emblée massacrer inauguralement le Rapport Laurendeau-Dunton de son biculturalisme au profit du bilinguisme à rendre seul fort exclusivement prévalant et officiel). Statistiques à l’appui, « En observant les dynamiques entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec dans les domaines de la langue et de la laïcité, abordés dans ce mémoire, le constat est clair le cadre constitutionnel canadien est insuffisant pour permettre au Québec de défendre convenablement des enjeux importants pour la prospérité de sa culture »3. En particulier, la souveraineté parlementaire québécoise, mieux susceptible de faciliter cette prospérité culturelle, s’en trouve régulièrement entravée. Maintes déclarations des Trudeau, de père en fils, illustrent leur agenda d’affaiblir le Québec, a fortiori si non seulement État en son propre parlement, mais nation québécoise, à l’intérieur du Canada. Quasi haine de toute culture québécoise à laminer à travers le prisme du bilinguisme officiel qui, d’emblée tronqué autant du biculturalisme pouvant seul y mettre au jour la manière de parler au ressort de toute parole que toute socioréférence extralinguistique constitutive de toute linguistique en cause, s’instaure comme ce d’où l’encarcaner et toujours plus l’affaiblir. Il s’agit d’un incessant massacre du Rapport Laurendeau-Dunton se réitérant en se magnifiant à toutes les sauces possibles, la plus consistante étant le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982 sans et contre le Québec, mais surtout en faisant accroire pouvoir occulter et supplanter indéfiniment la Constitution de 1867 d’où elle risquerait de pouvoir réapparaître et en être rectifiée, surtout si dynamisée par une Constitution québécoise, a fortiori par un Conseil constitutionnel qui, si doté d’un statut quasi sénatorial mandaté en ce sens, en étayerait les autres pouvoirs (exécutif, législatif et juridique en regard de la société civile), selon trois axes: ce serait une, non seulement nécessaire, réactive et rétroactive, mais proactive tâche se combinant du même coup avec un incessant apport de la société civile se mettant en marche vers sa propre autodétermination pour s’en faire nation et ce, en son propre État d’où s’en faire reconnaître juridiquement par sa Constitution même dont alors se doter. Un tel Conseil constitutionnel est mieux qu’une Constituante, sous condition expresse de s’y brancher à son équivalent, à savoir par des instances issues de la société civile en étant suffisamment représentatives plutôt que seulement rattachées et subordonnées de force au gouvernement comme la CAQ le proposait, ce pourquoi d’ailleurs les craintes ont été si énormes que leur projet est mort au feuilleton en juin 2026. De plus, Québec Solidaire propose une telle Constituante sans avoir pris la peine de tenir compte et vérifier les maints échecs qui en sont advenus ailleurs, comme André Binette en a adverti.
Enfin, le Livre bleu du Parti Québécois prétend dissocier, puis réassocier en deux temps séparés, d’abord l’indépendance, puis la prise en compte des institutions en un projet de société, ce dont un Conseil constitutionnel (jamais mentionné nulle part dans tout le Livre bleu), quoique non plus annexe au gouvernement, mais autonome et surtout, très dynamique selon les trois axes ici proposés, permettrait tout au contraire d’unifier du mieux possible en une même démarche, étant entendu que jusqu’à la société civile, surtout si s’impliquant un tant soit peu réellement (surtout qu’ayant échaudée par le projet initial de la CAQ) accepte d’emblée que ce qu’elle est maintenant va aussi être appelé à se transformer mais avec elle et son consentement (ce qui n’est plus une simple dis-/ré-association après coup, une fois l’indépendance à proclamer comme en le Livre bleu du PQ). Et c’est encore moins le simple statu quo constitutionnel trudeauiste reconduit tel quel, comme cela s’annonce par le Parti Libéral du Québec, si par surcroît la nouvelle mouture de la CAQ ne tend pas à s’y aligner aussi (du moins à en juger par les premières démarches de Christine Fréchette s’en adonnant bien avec Mark Carney, quoique Guillaume Rousseau, surtout si élu dans Richmond, pourrait éventuellement en ramener l’enjeu, selon ce à quoi la CAQ est prête à s’engager). Ne manque que le Parti Conservateur du Québec à l’appel, pour connaître sa posture constitutionnelle: après avoir recruté la députée indépendante Maïté Blanchette Vézina, il a été le seul à appuyer le projet caquiste de Constitution avant sa mort au feuilleton, mais en ayant entre-temps précisé qu’il ne fallait pas accéléré le projet au point de couper court à une entente transpartisane plus large pour ne pas ressembler à un bâillon, surtout quant à la loi fondamentale du Québec.
Cet arrière-fond sociohistorique géopolitiquement d’autant débattu que devant se mesurer à ce qui en est filtré, du fait d’être fort idéologiquement tordu par le trudeauisme, se double du problème juridique proprement dit, à savoir que la subséquente « multiplicité des lois fondamentales et la difficulté d’identifier le corpus constitutionnel québécois militent en faveur du recours au pouvoir constituant pour doter le Québec d’une loi fondamentale globale : en particulier, une clause de souveraineté parlementaire permettrait à l’Assemblée nationale d’avoir le dernier mot quant à la façon de délimiter ce qui peut assurer l’état d’équilibre entre les droits fondamentaux collectifs et individuels4, ce qui, selon moi, devrait être explicité viser très directement la faille abyssale issue du rapatriement constitutionnel canadien trudeauiste sans et contre le Québec et tout son déséquilibre des pouvoirs, de l’exécutif via le législatif jusqu’au flou juridique s’ensuivant et risquant d’en être d’autant fallacieusement interprétativement biaisé jusqu’en la Cour Suprême du Canada au point d’en encarcaner toute la société civile québécoise, voire tout le fait français pancanadien. A fortiori si pour renouer avec le Canada laurentien au ressort dudit Canada français, donc du Canadien français, voire toute sa diaspora nord-américaine, en regard de l’État du Québec, tout en se mesurant au nouveau ministère identité et culture canadiennes qui est censé s’inclure les langues officielles, qui est issu du gouvernement Carney et dont la léthargie est quasi-totale, à tout le moins strongly à la traîne. Tel est ce qui est à problématiser, au moment de rejouer ce qui en perdure depuis la Renaissance, dès le seuil et jusqu’en la Modernité.
Tout problème ne se révèle qu’en inscrivant la question en cause en son contexte qui peut seul en révéler le sens, la direction à prendre. Toute question-réponse dont germe la pensée s’en fait problème-solution, mais du problème à la solution, en prenant en compte entre-deux, voire entre-temps, la manière de l’aborder (toute manière étant d’emblée culturelle) et en l’affinant et pour ce faire, en se dotant d’une démarche, d’une méthode pour y parvenir, à savoir pour passer de la question problématisée par son contexte à la réponse faite solution n’étant plus jamais tant directe qu’indirecte, car ne surgissant plus que par et d’un tel détour. Jusqu’à toute observation la plus factuelle du réel acquiert et inclut demblée, par le double sens du mot « observation » en français, toute conjointe observation de quelque règle alors mise en jeu. A fortiori si ne se constituant plus culturellement (en sa manière d’y procéder) qu’en se constitutionnalisant supralégislativement au ressort non plus seulement des faits, mais aussi du même coup, des droits, dont des règles de droit à d’emblée bien distinguer des règles morales ou religieuses. Nous sommes à la racine de la pensée impliquée et au ressort du droit civiliste privilégié en français relativement à la « common law » pour laquelle le jurisprudentiel s’impose empiriquement, selon l’observation des faits (sauf, par idéologie trudeauiste tenant mordicus à les confondre, celui signalé par Arès d’une langue maternelle française perdurant au seul Québec davantage, par-delà et bien distinctement de sa seule origine ethnique française ?). Voire s’impose tant par une telle empirie que tout ce qui peut s’en penser, selon quelque règle que ce soit, ne peut plus que s’y et s’en dé-/re-composer. Non seulement sociolinguistiquement, mais d’abord, aussi et surtout mentalement, l’anglais s’en met à aliéner le français, s’il lui est présomptivement imposé au point de ne plus lui laisser aucune marge de manœuvre que d’en être le pur et simple décalque, comme en ledit bilinguisme officiel trudeauiste s’étant tronqué de toute sous-jacente assise ainsi culturellement pensante (surtout si à même l’éducation scolaire qui est le vecteur privilégié de l’intellectualisation de soi) pour que rien n’en puisse paraître. L’illustre l’acte majeur de massacrer le Rapport Laurendeau-Dunton à cette fin, a fortiori une fois constitutionnalisé tel en 1982, surtout en tirant son article 23 (d’où préorienter à sa seule façon les langues dans les écoles) de son chapeau et en le plaquant sur la Constitution de 1867 afin de mieux en parasiter la québécoise Charte des droits et libertés de la personne. Or, depuis la Renaissance, surtout italo-ficinienne, jusqu’à la culture n’est plus seulement celle de prendre soin et faire fructifier, à la façon de l’« educare » romain restant encore tout entier partie prenante de la nature, mais depuis lors aussi celle d’une conduite au-delà de la nature en se cultivant mentalement en sa raison, à la façon de l’ « educere » (ex-/-ducere: hors de/conduire). C’est d’une telle nature et avec elle que coémerge l’idée de nation, depuis Bodin, justement en liant l’aperception de soi s’étendant d’emblée à tout un chacun et émergeant du peuple alors en question comme nation et sa conjointe reconnaissance juridique, en l’occurrence, dans le cas présent, d’abord constitutionnelle du sein du Québec pour se mesurer et se déprendre de la Constitution trudeauiste en laquelle s’en trouver autrement biaisée et encarcanée.
Si ce n’est jusqu’à tout un chacun, au moins l’auteur du présent dossier est en quête d’un sens civique si inhérent à la société civile qu’y favorisant avec un mieux-vivre ensemble une notion de citoyenneté québécoise n’étant mise au ressort de l’État qu’en respectant mieux l’humain que ne le fait le Canada trudeauiste, donc en l’apercevant et le reconnaissant n’être jamais individuel que d’emblée social et ce, dès sa société civile. Celle-ci est un pouvoir à duly nommer tel et ce, comme d’où chercher à articuler les autres powers (exécutif, législatif, surtout si étayé par un Conseil de la Constitution acquérant valeur sénatoriale fort active selon les trois axes signalés, et juridique). Comme le propose Droits Collectifs du Québec, cette citoyenneté serait à encadrer. Une carte de citoyen confèrerait seule le statut d’électeur. Or, aucun des partis politiques québécois, dans ses prises de position face aux démarches constitutionnelles, y compris le volumineux Livre bleu du PQ, n’a pris en compte jusqu’à présent de fort épineux enjeu des démarches concrètes autant électorales que référendaires sans lesquelles le camp adverse va pouvoir avoir tout le champ libre pour récidiver et commettre les mêmes exactions que par le passé. Ce point crucial serait à appuyer sur une nationalité québécoise partie prenante de sa Constitution et a fortiori si s’y trouvant intégré à son droit civiliste d’emblée si social qu’irréductible à la « common law » individualiste pour que le peuple québécois se dote d’une gouvernance étatique d’autant plus souveraine qu’apte à résister à son homogénéisation anglicisante depuis le fédéral s’y adonnant en faveur du ROC.
Le proposent l’Institut de Recherche sur l’Autodétermination des peuples et l’Indépendance nationale (IRAI) et l’Institut de Recherche sur le Québec (IRQ). De plus, l’IRQ a déposé un mémoire sur le projet de loi #1 (la Loi constitutionnelle) qui s’intitule Edifier la nation en novembre 2025 et qui ancre le tout en l’histoire en vue de donner davantage de cohérence au droit constitutionnel. La citoyenneté canadienne s’énonce comme celle d’un sujet britannique sur les passeports jusqu’en 1977. Tarde donc à se faire la distinction et donc a fortiori le couplage mieux articulé entre nationalité, comme appartenance personnelle civile, et peuple, comme ensemble des citoyens exerçant leur pouvoir par des droits politiques. Ne reste plus qu’à laminer la personne (dès la québécoise Charte des droits et libertés de la personne), sa civilité et surtout sa nationalité en signant l’appartenance en le seul citoyen, lui-même présumé purement si individuel qu’individualiste avec tout ce qui peut en être social en clause annexe et dérogatoire d’où pouvoir l’en manipuler à sa fantaisie et donc à sa guise. D’où ledit rapatriement de la Constitution en 1982, au gré d’une terminologie fort ambigüe, pour que s’y impose une inflexion depuis l’anglais de ce qu’il s’agit d’en signifier en français, car rapatrier se dit de qui ou quoi est sorti du pays si pour y être ramené, ce qui n’est aucunement le cas pour l’AANB qui, comme le nom le dit, est britannique et aucunement canadien, même si concernant le Canada en Amérique du Nord, surtout l’y ayant par surcroît tronqué de tout consentement du Québec pour au contraire que ne plus que la lui imposer unilatéralement. Il s’agit plutôt d’un transfert permettant de l’importer (de 1931 à 1982). Et il est hautement significatif de faire alors accroire que la Couronne (britannique) se transposerait de facto en pouvoir fédéral cherchant à s’en octroyer une aura fort semblablement si centralisatrice que tout aussi colonisatrice à l’encontre de l’idée de fédération pourtant affichée pour s’imposer tel aux fédérés, à savoir les provinces, surtout le Québec échappant plus que les autres à ce moule homogénéisant anglicisant. Les États généraux du tout dernier Congrès du Canada français (1967-1969) étaient déjà fort éloquents en établissant que le Canada français est une nation, le Québec est son territoire national et son milieu politique privilégié et la nation canadienne-française a le droit de disposer d’elle-même et de choisir son régime politique, ce qui est aussi établi à l’échelle internationale (Droits de l’homme, de fait de l’humain en tant qu’individu d’emblée social, ONU…). Enfin, les Autochtones sont alors eux aussi mieux intégrés dans le projet québécois d’instaurer sa propre Loi constitutionnelle qui, par tradition civiliste propre au français, passe par l’écrit ne lui permettant de se codifier en ses principes qu’en se mesurant à ses propres ambiguïtés jusqu’aux plus socialement originaires et constitutives au plus près de ses propres sources orales (du moins selon ce qui, avec la forge de la langue française que nous parlons encore de nos jours, perdure de Rabelais selon Montaigne de sous et jusqu’en Descartes) et sort des zones grises doublées de flottements interprétatifs par la common law ne pouvant plus être, elle, que jurisprudentielle et dépendante de l’oralité, mais captée et encarcanée en l’écrit juridique rendu fort circumstantialement évolutif selon le rapport de force à créer et imposer, comme s’il n’y avait plus aucune politique (surtout considérée, non plus se presuming, mais se gagner en ses principes les plus clairs et distincts possibles) que se confondant avec le juridique censé autant l’entériner (comme Bora Laskin, juge en chef à la Cour suprême, en confortant Trudeau père lors dudit rapatriement de la Constitution en 1982) que l’en mettre en œuvre et faire tout y plier, selon une fort culturelle manière d’agir politico-juridique éminemment anglicisante. Or, une fois tout ainsi intégré, l’histoire exige de s’apercevoir que 1967-1969 est entre-temps aussi le moment de 1) Révolution tranquille en cours et ayant déjà produit le Rapport Parent en éducation à l’époque du Concile Vatican II ayant amenuisé grandement les éventuelles résistances à ce passage de l’Église à l’État, 2) émergence du Parti Québécois (1968) 3) conjointe diffraction du Canada français et donc de la nation canadienne-française entre la québécoise et les coémergentes franco-pancanadiennes (franco-ontarienne, franco-manitobaine, etc., plus l’acadienne conservant seule sa dénomination) et 4) toute loi fédérale (déjà trudeauiste) sur les langues non plus constitutionnelles, comme en 1867, mais officielles (1969), d’où émerge (surtout au tournant des années 2000) la québécoise francophone, autant dire franco-québécoise, censée s’intégrer avec toutes les autres déjà plus stricto sensu provinciales et en contexte fort anglicisant à ainsi faire progresser du ROC vers et au profit du fédéral. Seules de rares études comme celles de Duquette et Morin, se soucie du fait de se sentir français de sous et jusqu’en toute francophonie que ce soit et a fortiori anglophonie, plus encore si s’en bilinguisant, surtout si officiellement selon un mode, si ce n’est tout simplement la mode trudeauiste. Débordant le champ des études scientifiques, Georges Duquette a exprimé poétiquement ce qu’est l’identité, au moment de se dire d’Ontario français, voire Ontarien français, bien avant quelque Ontarien francophone, voire Franco-Ontarien ou, selon les trudeauistes langues officielles rendues si prédominantes, francophone tout court se repérant au son plutôt qu’au sens, comme Justin Trudeau parlant anglais jusqu’en français et surtout, se faisant individu-type si individualiste que se collectivisant tel en toute classe moyenne censée être promue et pourtant au contraire toujours plus pourfendue entre des extrêmes la déchirant par ses propres incuries politiques (dont l’immigration massive unilatéralement décrétée et imposée sans tenir compte de ses conditions de possibilité la rendant intégrable en un contexte social territorialement en cause la rendant viable et vivable ensemble, au niveau des Provinces auxquelles incombe sa charge: logement, garderie, école, etc.):
« Une identité, ce n’est pas juste une langue
Elle a une épine dorsale, un sens
Des liens physiques et historiques
Un vécu en contexte ensemble »5
Si Jean-Claude Dupuis a écrit Pour en finir avec le mythe de la Révolution tranquille et a magnifié l’apport groulxien et Le siècle de Mgr Bourget, ce contexte historique plus large l’en problématise d’autant. En particulier, les humanités classiques ne s’introduisent au gré d’une résurgence médiévale et antique de sous et jusqu’en la Modernité que via la Renaissance, en particulier italo-française et plus spécifiquement ficino-rabelaisienne. Celle-ci fait ressortir les affections de la fantaisie de sous l’émergence de la raison jusqu’en son intellectualisation, y compris au plus près de Dieu, et s’en révèle d’emblée au ressort autant de l’Etat que de l’Église dès le Moyen-Âge ne resurgissant que sous-tendu de l’Antiquité à la Renaissance, car d’une commune forge du sens de soi (d’humain à humaniste, d’inspiration romaine fort soucieuse de culture, si pour alors et seulement alors s’en poursuivre et s’en tendre d’anthropie en idéation jusqu’en sa logique, à la façon des Grecs, certes, mais alors culturellement réintégrée, au point d’en apercevoir tout l’apport gréco-romain de sous et jusqu’en le Moyen-Âge dès lors de part en part revisité). S’affinent tout le passage et la tension Patriotes/Colonialisme britannique avant qu’émerge le gouvernement responsable fait AANB d’où le fédéral se met à reprendre sous le thème du droit dit de la Couronne (donc à prétention encore fort monarchique sous façade démocratique libérale) le même pattern centralisateur, de conservateur à libéral, soi-disant de droite à gauche, surtout depuis les Trudeau et Carney et, selon une enquête récente, la problématisation accrue d’une québécoise tension nation/peuple comme celle d’un double besoin d’améliorer le mieux-vivre ensemble et de se doter d’un nouveau projet collectif, ce dont la québécoise Loi constitutionnelle, si s’articulant bien jusqu’en tous ses enjeux, pourrait constituer le vecteur, que ce soit par un Etat axé sur les tarifs ou les impôts, selon que de droite ou de gauche, voire par moins ou plus d’État s’ensuivant, etc. Bref, comme il y a diverses attitudes politiques face à la démarche constitutionnelle et toute autre loi, il y en a de correspondantes en économie, etc.
Bref, de la nationalité québécoise inscrite en son droit civiliste au sein de la québécoise Loi constitutionnelle comme d’où le peuple québécois fait valoir son droit à l’autodétermination étatiquement et légitimement fondée, y compris avec carte de citoyenneté autant exigeante (de se franciser, etc.) qu’exigible (lors de consultation publique, dont les référendums), permettrait d’endiguer des abus issus de la main mise fédérale sur l’immigration et son éventuelle manipulation, surtout aux moments cruciaux d’élections et de référendums où elle cherche à s’ingérer à outrance comme en tout le reste. Par sa main mise, le fédéral vise à laminer en tout humain sa dimension d’emblée sociale au profit de sa seule dimension si individuelle qu’individualiste à tout crin à d’autant collectiviser telle que l’en désintégrer par l’ethnoracial rendu d’emblée ethnoracialiste pour monopoliser l’accusation d’ethnoracisme. Surtout si y résistant et cherchant au contraire à s’intégrer l’ethnoracial et s’en constituer en tant que société, voire en sa capacité sociogénératrice à la source de sa culture, surtout que pouvant alors être faite convergence culturelle. Tout à l’inverse de sa divergence désintégratrice promue par la double mosaïque trudeauiste, autant d’individus tous plus individualistes les uns que les autres que de leurs agrégeantes collectivités tout aussi plus ethnoraciales les unes que les autres, surtout si permettant de dénier ou de laminer le fait qu’au seul Québec, de l’origine ethnique française, se distingue la langue maternelle française apte à se faire langue française commune et officielle6. À et même en l’image, non seulement de Dieu en son préambule, mais de la Constitution de 1982 à portée si individuelle qu’individualiste ne s’en collectivisant que telle et refoulant le social en clause annexe et dérogatoire à en manipuler, l’énoncé fédéral du Québec comme d’une société distincte, surtout en son orientation civiliste, reste nominal sans aucune et en s’assurant qu’elle n’ait aucune signification réelle. Sauf si le Québec s’affirme comme tel et si c’est par sa Constitution se formalisant jusqu’en sa pensée juridique civiliste si distincte de la « common law », tout en créant, comme y insistent Droits Collectifs du Québec, une « contrainte matérielle juridique devant les tribunaux » (à faire remonter tout du long jusqu’en la Cour Suprême du Canada et, si celle-ci est sourde, jusqu’à l’ONU et autres instances internationales).
Ceci pourrait contribuer avec le temps à ce que s’amoindrisse le champ autrement laisser libre au vorace et même prédateur appétit fédéral pour tronquer tout humain de sa teneur sociale, dès le statut, puis par et au profit de la manipulation de l’immigration et de sa conjonction avec le ratio natalité/mortalité, jusqu’en la sociodémographique densité numérique, par son idéologisant patriarcat ethnoracialiste enreligiosant PWASP à faire culturellement prévaloir et s’en élargir en se diffusant et en colonisant, au point d’en forcer l’institutionnalisation à l’encontre de tout devenir proprement québécois, à l’aune du hiatus constitutionnel (entre langue au fédéral et culture transmise par éducation au provincial, mais seulement dans le ROC) s’imposant unilatéralement et refusant de s’aménager selon ce qui au contraire s’intègre au Québec. Peut l’y inciter une Constitution québécoise reprenant la Constitution canadienne de 1982 depuis la Constitution de 1867 à mieux faire respecter jusqu’en ses révisions et modifications, le tout en s’assurant d’empêcher d’encarcaner pour plutôt libérer la capacité à l’autodétermination de la société civile québécoise s’en constituant et s’en faisant d’autant nation québécoise (au sens de Bodin) que considérée en tout son devenir de peuple québécois se dotant d’un État correspondant d’où s’en faire reconnaître juridiquement tel (donc par droit civiliste se dégageant plutôt que se faisant laminé par la « common law »). Une fois encore, il s’agit des cinq facteurs de la vitalité sociolinguistique (s’incluant et non plus se faisant laminer en ethnolinguistique, voire ethnoracisation linguistiquement manipulable, d’ethnoracisme en ethnoracialisme selon qui monopolise son attribution) se renforçant en parvenant à mieux lutter contre l’assimilation. Comme en tout le système scolaire s’intégrant mieux depuis son orientation générale francisante jusqu’à son volet anglophone (comme le souligne le Mémoire de Marc Ryan), s’intégrerait aussi mieux l’immigration par des exigences de connaissance et d’implantation de conditions favorables à la pratique du français s’en trouvant rendue d’autant mieux socialement constitutive que la Constitution québécoise en assurerait mieux la citoyenneté québécoise. Surtout en s’assurant que ce soit le plus possible « dans la mesure où cette voie ne porterait tout simplement aucune atteinte aux pouvoirs et compétences d’Ottawa ni à la Constitution du Canada, Québec peut poser cette action de manière unilatérale par voie législative sans même avoir besoin de procéder par modification constitutionnelle »7. Tout en s’évitant de surconstitutionnaliser là où ce n’est pas nécessaire, des discussions menant plutôt à des ententes administratives pourraient s’en trouver facilitées. Il faut donc développer cette intelligence de faire la distinction entre les deux pour en effectuer une meilleure articulation autant différenciatrice qu’intégratrice lors de leur mise en œuvre. Enfin, la réforme de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (davantage que du seul citoyen, a fortiori si au profit du Canadian dont le Canadien ne serait que le décalque sur le mode impérialiste de la Conquête colonialiste trudeauiste) exigerait, à la fois, de la réintégrer en la dégageant de son phagocytage par la Charte canadienne trudeauiste de 1982 indûment surajoutée à la Constitution de 1867 sans et contre le Québec et d’y faire figurer l’intégration culturelle (jusqu’au ressort de la langue) en fonction de la convergence culturelle, étant entendu que la culture se sociogénère, en l’occurrence laïquement, en s’intégrant jusqu’à l’ethnoracial, au lieu de s’y faire laminer au gré du trudeauisme ethnoracialiste s’enreligiosant tel.
Les politiciens se sont bien trop limités aux seules joutes verbales et scripturales sans se soucier suffisamment de l’imaginaire social, si diffracté soit-il en tout un chacun plus individuellement en amplifiant en lui sa fantaisie et a fortiori ses affections, car pouvant seul donner pleinement sens aux mots alors prononcés ou écrits. Etre seulement dans sa tête en ses pensées et de là, en son seul verbe ou son seul texte les exprimant, c’est se priver du vecteur imaginaire susceptible de donner sens et puissance aux mots prononcés. Être ainsi politiquement anémique n’est pas fait pour accroître le pourcentage du vote électoral et a fortiori encore moins d’un référendum (souverainiste ou tout au contraire fédéraliste, si et seulement si apte à sortir de l’ornière trudeauiste parasitant le Québec) si pour être mieux susceptible d’être gagnant. Le PQ et les autres partis politiques ont seulement quelques mois, avant l’élection de l’automne 2026, pour se réveiller. A fortiori si souverainiste ou même si fédéraliste, mais autrement que trudeauiste. Le Bloc Québécois, au fédéral, a pu se mesurer aux écueils du Canada trudeauiste. Toutefois, le plus important réside en ce qui du Québec prête encore fortement flanc au Canada trudeauiste, en particulier par ce qu’il se fait à lui-même à travers ce qu’il fait à ses écoles. S’y exemplifie ce qu’il fait de sa population plus généralement considérée s’y trouvant impliquée, surtout lorsque le tout est mis en relation avec la couche d’âges des 15-35 ans lorsque s’effectue le passage de la famille et l’école au travail, non seulement économique, mais aussi politique, à savoir en plein milieu de la forge intergénérationnelle du lien constitutif de la société civile8. Du moins, tant que le Québec reste largement inconscient de ce que signifie vraiment le fait d’être la seule et unique Province où langue et éducation peuvent coïncider en français, au lieu d’être pourfendues respectivement entre le fédéral et le provincial sur la base de l’article 93 de l’AANB (dont le Québec a réussi à se dégager en faisant passer ses écoles de confessionnelles à linguistiques en 1998-2000). Et a fortiori ce qu’en a entre-temps fait Trudeau père autant à l’encontre de la distinction ci-haut signalée par le propos d’Arès qu’en vue de manipuler et ce, depuis et via la clause dérogatoire, tout fait social toujours d’avance tronqué de sa teneur sociogénétique au ressort de la culture pour ne plus considérer toute culture qu’en un sens ethnoracisant si ethnoraciste qu’ethnoracialiste, selon qui monopolise l’accusation d’ethnoracisme, et ce, du Fédéral ou du ROC l’ayant appuyé vers le Québec et même, en s’y intériorisant, du sein du Québec, a fortiori si d’un parti politique (ne s’apercevant même pas s’intérioriser et faire parler à travers lui-même l’idéologie trudeauiste) vers l’Assemblée nationale entière. Notez aussi le déplacement d’autant de la tendance autonomiste du Québec, via Ottawa, vers l’Alberta que du rapport entre culture et langue à assainir vers l’énergie pétrolifère décomplexée et plus amplement dérégularisée face à la transition énergétique et toute la question environnementale, quitte à y faire plier la Colombie-Britannique (car le nord de l’Alberta est plus beaucoup plus difficilement praticable). De fait, toute l’économie canadienne du XXIe siècle se déplace de l’Atlantique vers le Pacifique et vers la zone dite Indo-Pacifique pour ne pas la dire, comme la Chine, Asie-Pacifique. À la façon dont les Amériques Nord/Sud s’assimilent à l’Amérique du Nord y prévalant et se donnant métonymiquement depuis une partie pour le tout, à savoir depuis les États-Unis avec copain canadien, pour s’en dire tellement d’Amérique (très et fort exclusivement singulière) que présumés seuls se peupler d’Américains: non plus les Amériques, mais l’Amérique aux Américains, bref une telle Amérique à de tels Américains. Ainsi opèrent les idéologies, au point d’imposer à tout le reste leur façon de parler du réel, ce qui les assure de se reproduire à travers tous les autres s’en mettant à en parler de la même façon. Par exemple, pourquoi ne pas parler des habitants des États-Unis comme d’Étatsuniens, à considérer comme des et non les Américains, ou de ceux de l’Ontario comme des Ontariens (bien sûr d’abord Ontarians plus qu’Ontariens, comme prototype de tout le Canada s’énonçant selon trois « a » dissemblables et tous plus individualistes l’un que l’autre en anglais plutôt que semblables avec accent tonique sur la troisième syllabe comme en français et comportant d’abord des Canadians -plus que des Canadiens-)9? Les idéologies ne sont des discours que depuis et au profit des hégémonies s’y exprimant et cherchant de plus en plus à se faire dominations pures et simples (d’où non plus une géopolitique pluralité, mais uniquement l’unilatéralité d’un à un, à savoir du dominant au dominé) au fur et à mesure que l’État-nation voit son trait d’union devenir élastique et qu’en émerge l’État impérialiste et l’entrechoc entre États jusqu’en toute nation en cause autant en qu’entre eux.
Lorsqu’un Etat impose en toute nation que tout humain n’y soit si individuel qu’individualiste et s’en tronque d’être demblée social (bien trop ferment national), comme en la trudeauiste Constitution de 1982, c’est qu’il présume en même temps qu’occulte et dissimule sa propre nation d’appartenance, mais comme d’où néanmoins infléchir l’autre qu’il s’antagonise en cherchant d’autant à l’oblitérer et refouler qu’elle peut tendre à devenir saillante et différente.
L’espèce de déchirure se produisant dans les écoles se retrouve ailleurs. Pourquoi est-il plus difficile pour les gens travaillant dans le domaine de la santé de concilier travail et famille en français qu’en anglais ? Pourquoi les hôpitaux anglophones y arrivent mieux que les francophones? Ce sont ces mêmes gens (personnes, selon la Charte québécoise des droits) qui sont des parents et qui vont reconduire leurs enfants en ces écoles. Et quand on sait l’importance de la santé et de l’éducation dans le budget de la Province, on peut être appelé à s’interroger sur ce que serait la valeur d’une monnaie propre que semble proposer le PQ. Sans parler du fait que cette monnaie serait un marqueur d’identité culturelle, par le choix des figures alors véhiculées, dont René Lévesque et Jeanne Mance plutôt que Macdonald et la reine d’Angleterre. La Banque du Canada ne se soucie aucunement « d’émettre des billets différents, utilisables partout au Canada, mais spécifiques aux réalités culturelles québécoises », alors qu’une « majorité absolue des Québécois est favorable à une politique monétaire adaptée aux besoins de l’économie québécoise »10. Sinon, de la part de quelque tendance fédéraliste québécoise, en quoi la valeur du dollar canadien s’en tire-t-elle mieux, si pour être autrement qu’en un sens purement trudeauiste parasitant le Québec ? Et que dire, comme le souligne Impératif français, du fait que le travail rémunère mieux au Québec en anglais qu’en français, a fortiori dans les emplois les mieux rémunérés (et ce, en une monnaie aussi anglicisante, sans rien dire, par les figures véhiculées) ? C’est à se demander s’il s’agit pour le chef du PLQ de problèmes assez quotidiens pour lui, même si d’une autre sorte que ceux auxquels il pensait. Que dire du ratio entre un plus important flux entrant migratoire sans connaissance préalable du français (voire admis parce que ne le connaissant pas ?) et une capacité de francisation inadéquate ou débordée ? Que dire de toute incurie, du fédéral au provincial, quant à un tel ratio? Que dire de l’ethnoracial tendant à s’en accroître, si sans intégration sociale, et avec maints rebonds jusqu’en l’international, si sans « obtenir plus d’autonomie dans les programmes de lutte contre le racisme », surtout par fédérale « défaillance grave dans l’application de sa stratégie antiracisme », de sorte que « Vu les besoins importants, le Québec devrait pouvoir utiliser son droit de retrait avec pleine compensations des différents programmes de lutte contre le racisme du gouvernement fédéral »11? L’idéologie trudeauiste est ethnoracialiste et cherche, à travers l’immigration, à monopoliser d’autant l’ethnoracisation (d’où laminer le social le plus distinct et en l’occurrence québécois) qu’une conjointe capacité d’accuser d’ethnoracisme afin de non pas tant lutter contre le racisme comme il l’affiche que mieux asseoir son propre fédéralisme bancal et paternaliste sous ce prétexte, quitte à bouc-émissariser et parasiter, a fortiori enreligioser le tout à l’encontre de la laïcité. Il est aussi étonnant de constater que l’opinion publique québécoise comporterait une meilleure connaissance du partage des compétences entre les gouvernements que le reste du Canada en matière d’assurance-emploi, santé, éducation primaire et secondaire et défense, mais moins en matière de transport en commun, égouts et eau12. Surtout si l’on considère l’enjeu crucial de Hydro-Québec (s’étant déjà délestée de ce qui est devenu Hydro-Solution, etc.). C’était l’équivalent au niveau des ressources naturelles et de l’énergie du Rapport Parent en éducation. Les deux se sont constitués conjointement et éclairent en partie pourquoi l’éducation scolaire a pu se distancier d’une façon d’enseigner les humanités et accentuer la part scientifique et technique du curriculum pour disposer des ingénieurs et autres aptes à entreprendre de tels travaux13. Plus la nette préférence pour la décentralisation vers les Provinces, dont le Québec, plutôt que la centralisation des pouvoirs au Fédéral, surtout quant aux politiques d’immigration, culture et langue et santé, ainsi qu’à un moindre degré, l’environnement (ce qui en dit long sur l’autodétermination à laquelle aspirer, ainsi que sur la légitimité politique en cause). Ces enjeux concrets sont susceptibles de mettre en branle l’imaginaire social en la vie la plus ordinaire et commune. Qu’est même une langue commune et officielle sans cette vie commune, si ordinaire plutôt qu’officielle soit-elle ?
C’est pourquoi il importe de ne rien constitutionnaliser qu’en s’assurant de qui et comment se constitue la société civile québécoise et ce, jusqu’en la différenciation et l’intégration des powers s’en équilibrant avec et depuis le sien entre l’exécutif, le législatif, justement modulé par un Conseil constitutionnel rendu quasi sénatorial à cette fin selon une tâche comportant les trois axes précédemment signalés, et le juridique.
1 En son Mémoire, août 2024: « Le cœur de la Constitution du Québec se trouve déjà à mes yeux dans la Loi sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives de l’État et du peuple du Québec, dite loi 99 ». Par contre, il faut distinguer en l’autodétermination, l’externe, qui est constitutionnelle sécession légale dans un contexte fédéral s’y prêtant et valant seulement pour une Province, de l’interne, qui est droit à une autonomie dans le cadre d’un État souverain plus étendu sans en affecter le territoire, comme le précise l’article 46 (1) restreignant l’article 3 précisé en ce sens par l’article 4 pour que la DNUDPA soit laborieusement adoptée après une décennie à en débattre, même s’il demeure hautement souhaitable sur le plan politique d’obtenir le consentement autochtone. A. Binette, La source juridique de la sécession au Canada. Les droits autochtones et l’indépendance, L’Autr’ Journal, n° 447, juin 2026, pp. 16-17.
2 Voir Y. Morin, en passant de Du débat entre Ficin et Pic à Descartes. La Renaissance philosophique, d’italienne à française, à Rabelais selon Montaigne. Vers la raison pure cartésienne et sa critique, de Kant au XXIe siècle, Paris, L’Harmattan, 2026.
3 Mémoire de Jean-Patrick Brady & Olivier Normandin, Enjeux constitutionnels de la culture et l’identité québécoise. Se doter des outils de notre autonomie, sept 2024, p. 5.
4 Mémoire présenté par Daniel Turp, L’exercice du pouvoir constituant, l’adoption d’une loi fondamentale, l’institution d’un Conseil constitutionnel pour affirmer l’existence et renforcer l’autonomie de l’État du Québec, 8 septembre 2024, p. 6 pour la citation et p. 9 pour la clause de souveraineté parlementaire. Ce texte fouillé exemplifie à quel point la question juridique est tout aussi problématique que celle exposée à la note précédente quant à qui et comment il fait partie de l’État du Québec. Je m’en démarque quant à l’exigence de doter d’abord le Conseil constitutionnel d’un statut quasi sénatorial selon ses trois axes majeurs de travail, au moment de l’instaurer et de lui octroyer son mandat par « Une loi [qui] déterminerait les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil constitutionnel ainsi que les conditions de saisine et la procédure qui seraient suivies devant lui » (p. 10). En son Annexe portant sur la loi fondamentale du Québec, je modifierais sous son Titre 1, tout le passage et l’articulation entre ses chapitres IV et V quant à la langue et la culture, au lieu de fondre la culture en le seul patrimoine naturel et culturel. Qu’est jusqu’à la langue sans y prendre sociolinguistiquement en compte la charge extralinguistique socioréférentielle jusqu’en la linguistique mise en jeu ? D’abord, pourquoi y aurait-il un biais patriarcal entre le patrimoine (dont le patrimoine génétique, tout ce qu’il y a de plus naturel) et le matrimonial (surtout si s’assimilant à l’expression « mari et femme »), sans au moins s’en apercevoir et s’y interroger préalablement, par exemple en y distinguant du maternel le materneux, à savoir le désir fou d’une autre vie que la seule sienne, comme vecteur microsocial d’une transfiguration macrosociale de la famille (de trigénérationnelle ou plus à nucléaire) et si apte à garder contact avec ses sources qu’en être aussi en affinité avec le matricentrisme autochtone (Morin, Ficin et la modernité, 2023, pp. 17-18)? Une culture se sociogénérant en s’incluant plutôt que se faisant laminer par l’ethnoracial peut comporter divers sociosexoréférentiels (dès que le féminin jusque du masculin relativise et pondère tout patriarcat possible, surtout si PWASPisant). Les sexes s’en articulent diversement entre eux dès l’hétérosexuel et au ressort de toute la mouvance LGBTQ en laquelle la diversité ne se confinerait plus, etc. Guillaume Rousseau a mis de l’avant la convergence culturelle avec laquelle peut se combiner toute la question de l’intégration culturelle, autant des gens (selon l’état matrimonial ?) que dudit patrimoine, tout en relativisant grandement l’interculturel et a fortiori le multiculturel si ethnoracisant que s’enreligiosant tel. L’enjeu est énorme : l’humain, jamais individuel que demblée social, si pour être culturel en un tel sens sociogénératif, avec droits collectifs correspondants à la clef, plutôt qu’ethnoracialement laminé et enreligiosé tel, avec et à partir de droits si individuels qu’individualistes au point de ne plus que faire se collectiviser tel et donc, d’y entraîner tout et quelque droit collectif que ce soit. On s’en aperçoit, la souveraineté parlementaire pourtant promue serait minée. S’y trouve impliqué le Titre V Des droits fondamentaux collectifs et individuels au Québec, par son point 23 portant sur la gestion des seuls niveaux scolaires primaire et secondaire en anglais, alors que les enjeux de pouvoirs se débattent surtout depuis le statut de l’universitaire resté en suspens depuis ladite Constitution de 1982. Le devenir institutionnel scolaire entier (sous l’angle de la complétude institutionnelle, comme 3e facteur de vitalité sociolinguistique) est en cause. Marc Ryan a souligné d’importantes interfaces, plus ce qu’a souligné la 1re partie du présent texte quant à tout l’enjeu de la manière (fort culturelle) de constitutionnaliser depuis le moment décisif 1998-2000.
5 Georges Duquette, en son poème Je ne suis pas un franco, p. 113-114, dans Le chemin du silence. Vers la Terre Promise. Welland (Ontario), Éditions Soleil, 2015. Comme souligné par Y. Morin, il y a une littérale inversion entre territoire et langue, de l’Ontarien français au Franco-Ontarien, y compris au Francophone d’Ontario du sein du Canada. C’est encore plus problématique du Québécois français au Francophone du Québec. Seul le contexte (territorial) donne sens au son, sinon le son prévaut et s’impose au sens en toute et quelque pratique phonosémique que ce soit, surtout si faite véhicule identitaire.
6 L’accélération immigratoire se révèle avoir été déclenchée directement par Jean Chrétien lors du Référendum de 1995. Le même Jean Chrétien qui était prêt à ne jamais reconnaître un référendum gagnant pour s’en mettre tout au contraire à faire en sorte d’attaquer et de partitionner le Québec, le cas échéant. Ce Canada a d’ailleurs fait passer à l’ONU, par le passé, la partition de la Palestine sans jamais prendre en compte le déséquilibre des forces en présence ou la solution d’un État intégrant deux nations, si ce n’est deux États, Palestinien (mais arabe et non plus l’atavique Palestine d’antan, à savoir d’avant la diaspora, qui n’avait été qu’israélienne) et Israélien. Ladite démocratie canadienne, soi-disant libérale, est un vernis de surface qui camoufle très mal son impérialisme foncier.
7 Mémoire de Droits Collectifs du Québec, août 2024, p. 20.
8 Rappelons l’enjeu de la densité numérique sociodémographique, si ne conjuguant que démantelant statutairement par l’interférence du fédéral dans le provincial jusqu’à la famille, via laquelle se module autant le ratio natalité/mortalité que l’état de complétude institutionnelle d’où infléchir toutes les autres institutions, et migration (selon la capacité d’accueil? et de francisation?), car toute transmission culturelle possible s’en problématise d’emblée en ses trois premiers facteurs de vitalité sociolinguistique en cause. En ce sens, la génération Z, si assoiffée de la transmission culturelle semblant s’être rompue par une tendance générationnelle antérieure à l’individualisme outrancier, voire à l’humain si individuel qu’uniquement ainsi individualiste au point de se tronquer de sa propre dimension d’emblée sociale, pourrait éventuellement mieux s’interroger sur sa propre résurgente tendance néoconservatrice si s’apercevant être le lien intergénérationnel au cœur du 5e facteur de la vitalité sociolinguistique et ce, au point de pression maximale d’autant sur la société civile qu’elle y est issue des quatre autres facteurs, bref des trois premiers ci-haut signalés et exacerbés par tout hiatus constitutionnel s’énonçant comme le 4. Y est en question l’être humain comme être d’autant culturel que d’emblée socialement tissé jusqu’en son esprit, issu de sa propre autoréflexivité constituant le sens de soi d’emblée charged du sens d’autrui, et en son âme, issue de son autoréférence l’en faisant se dé-/re-doubler depuis son corps et s’en individuer et individualiser avant quelque individualisme que ce soit, surtout si viralement et juxtapositivement collectivisé tel jusqu’à constituer une sorte d’onde s’en propageant. Être humain comme être culturel suscitant jusqu’à sa propre transmission culturelle, si problématisée a-t-elle pu, peut-elle et pourra-t-elle devenir. Une fois encore, au seuil du passage menant De l’humain à l’humaniste dans le monde. Le mot le dit et s’en révèle d’autant pertinent: Constitution, mais québécoise d’où questionner et aménager le hiatus constitutionnel canadien auquel le trudeauisme a refusé de s’attaquer et qui a plutôt instauré son fédéralisme bancal, ce qui plombe par et depuis ce 4e facteur les trois premiers jusqu’en le 5e.
9 J.F. Cardin & C. Couture, avec collaboration de G. Allaire, Histoire du Canada. Espace et différences, Québec, Presses de l’Université Laval, 1996, p. 201. Ce livre examine l’essor de l’espace commun canadien, puis les différences régionales marquées. Il y a une tendance marquée à la confusion de l’Ontario, si prépondérant en l’espace commun, avec le Canada lui-même : « En 1987, le premier ministre de l’Ontario d’alors, David Peterson, expliquait à un journaliste québécois que « l’Ontario était la seule province qui n’avait pas d’identité régionale. On ne dit jamais ‘Ontarien’ ». « En fait, poursuit-il, on n’emploie presque jamais ce mot comme les Québécois et les Westerners ou les Maritimers » » (p. 293). De fait, l’AANB a émergé du Canada-Uni des Haut-Canada et Bas-Canada (alors devenus Ontario et Québec) s’élargissant en se déséquilibrant toujours plus entre les deux au profit autant de l’anglicisation ontarienne toujours plus prépondérante et centrale (car le poids de l’Ontario est tel qu’il en est si central qu’il tend, à la fois, à coïncider avec le gouvernement fédéral y siégeant aussi et à rendre périphérique et régional tout le reste du pays) qu’a fortiori au fur et à mesure que s’y associaient des Maritimers et des Westerners. Le tout culmine en Canada trudeauiste d’emblée anhistorique et asocial pour n’être qu’individualiste, dont taire qu’il convient d’abord et avant tout à l’hégémonique, donc à l’anglicisation subrepticement promue. En une phrase: l’Ontarian, s’il émerge un jour, se révélera avoir été tant l’épicentre que le prototype du Canadian, à savoir de la Conquête du Canada qui, depuis Trudeau père, s’est faite celle du Canadien, dont Mark Carney s’est fait un ministère dit d’identité et culture canadiennes, à savoir en décalque de leurs teneurs canadians, si sous trudeauiste façade d’une pseudo-symétrie. Entre-temps, en Ontario français, ne peut guère parvenir à émerger identitairement un Ontarien (ou un Ontarois) français, pas plus qu’ailleurs un Manitobain français, etc., car il n’y a qu’un Franco-Ontarien ou un Francophone d’Ontario (bien sûr fort bilingue officiel), comme il n’y a qu’un Franco-Manitobain, etc. Ainsi qu’un Québécois français en venant lui aussi à être seulement francophone (et en voie d’être lui aussi fort bilingue officiel, ne serait-ce que pour en maintenir le taux moyen au Canada et compenser qu’il diminue partout ailleurs). Tout s’articule en s’inversant et laminant en et au profit de son inversion entre et du territoire à la culture et, via l’identité s’en forgeant et cherchant à s’en exprimer, à la langue de ministère canadien (si pour être aussi canadian) de l’identité et la culture (n’ayant jamais existé et non appelé à exister) en ministère de l’identité et la culture canadiennes (toujours plus uniquement canadians). Et ce, de l’Ontarien, mais si évidemment anglais, donc Ontarian, que ne se disant jamais tel et ne se disant que si français, en Franco-Ontarien, dit francophone d’Ontario. De même, de Québécois français en Québécois francophone, sous-entendu Francophone du Québec, donc franco-québécois partie prenante du franco-canadien, tous s’en bilinguisant au fur et à mesure que l’anglais se parle de manière s’occultant culturelle et n’en apparaissant plus que si naturelle. Emmanuel Lapierre l’appelle Le duel culturel des nations, à savoir de la dominée plus ou moins apte à résister, sinon s’en trouvant emportée par la dominante. Il n’y a plus tant de Canadas français/anglais pouvant s’apercevoir en les franco-/anglo-canadiens que leur dé-/re-composition provinciale depuis ceux-ci tenant lieu de ceux-là. Il y a encore lieu de craindre d’autres cas du type de l’école Bedford s’étant faite noyautée de l’intérieur à partir d’un pseudocentre culturel s’officiant comme une Mosquée en infléchissant toute une partie d’un quartier de la ville de Montréal. Multiculturalisme d’emblée patriarcat ethnoracialiste enreligiosant, sur le modèle PWASPisant trudeauiste.
10 Mémoire par Jasmin Racine, L’importance de l’autonomie monétaire, septembre 2024.
11 Mémoire par le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA), 5 sept 2024.
12 Selon une enquête de 2018 signalée par le Mémoire présenté par Jean-François Daoust, Partage des compétences et opinion publique au Canada, septembre 2024.
13 Ces humanités étaient alors encore liées à la ratio studiorum des Jésuites et fort cartésianisantes, faute de toutes les sous-jacentes prémices renaissantes de la modernité.
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