L’opportunité manquée de l’humain susceptible d’être considéré tel, à savoir jamais individuel que d’emblée social, se retrace par l’humaniste fil ficino-rabelaisien avant Descartes et a fortiori ledit devenir moderne. Ceci exige une culture renaissante plutôt que sautant du Moyen-Âge, voire de l’Antiquité gréco-latine prolongée en christianisme médiéval, au Classicisme (XVIIe siècle), aux Lumières (XVIIIe siècle) et à la Modernité qui s’en dépasse et s’élargit en se postmodernisant (depuis le XIXe siècle), mais qui peine d’autant à s’y articuler que sans s’apercevoir de cette sous-jacente résurgence renaissante se réintégrant cette Antiquité de sous et avec ce Moyen-Âge. De ces prémices renaissantes de la modernité peut surgir une processuelle renaissance mondiale au XXIe siècle, dont les affres s’éclairent entre-temps par et depuis ce qui est advenu au XXe siècle, surtout de la crise de 1929 advenue en l’entre-deux des guerres mondiales à la ressaisie capitaliste survivant à son propre effondrement et rebondissant et se transférant hégémoniquement de britannique en étatsunienne, mais en semant d’emblée les germes des nouveaux problèmes dorénavant à affronter. En particulier du fait d’avoir supplanté en maints pays, mais en particulier en Iran, l’essor démocratique de Mossadegh en 1953 et, faute de prévention politique, de se mettre à pratiquer une politique préventive fort agressive tous azimuts contre toute résurgence de son refoulé par dit droit de se défendre, a fortiori sous l’incitation d’Israël au XXIe siècle.
– Écueil de la prévention politique sombrant en politique préventive
Même si cela n’a été qu’un entrefilet aussitôt oublié que diffusé, on ne saurait sous-estimer l’importance d’un fait qui s’est conjointement produit le jour même de l’attentat terroriste du 11 septembre 2001 aux États-Unis qui s’en sont mis depuis lors à exposer plus ouvertement leur propre tendance à propager la terreur (style: nous versus eux, la nôtre versus la leur) comme voie de domination d’autant toujours plus absolue qu’à nulle autre pareille et si exceptionnelle que la seule sur laquelle se modeler. Ce conjoint fait se greffant sur ce fait si porteur: Ariel Sharon a aussitôt exploité cette recrudescence de la terreur pour déclarer toute autorité palestinienne terroriste et financer le Hamas en vue d’assassiner le Fatah, qui était pourtant devenu plus pacifiste et légitime et d’en couler ainsi toute solution à deux États. Netanyahu, son héritier, a davantage magnifié le tout et a fait des pieds et des mains pour trouver une façon de faire s’impliquer les États-Unis dans sa guerre tous azimuts au Moyen-Orient, ultimement contre l’Iran, ce qui n’advient plus pleinement qu’avec Trump en 2025-2026, mais selon un résultat final si mitigé que Trump cherche comment se sortir de ce bourbier (bien sûr, en jouant encore et toujours de façade, comme quoi irait bien mieux que ça ne va en réalité et ce, grâce à lui et à l’apparence qu’il veut bien donner du et pour le réel, voire en faire la glue faisant en tenir ensemble tout ce qui pourtant s’en déglingue). Rappelons que l’Antique Perse avait tempéré l’Exil et avait finalement permis aux Hébreux s’y étant trouvés réduits aux seuls Juifs (le fameux reste survivant) de revenir chez eux. C’est seulement en l’an 70 après Jésus-Christ que, de la destruction d’Israël et d’abord et avant tout de Jérusalem (avec interdiction d’y revenir) par les Romains, a surgi la diaspora à laquelle le sionisme n’a commencé à répondre qu’à la toute fin du XIXe siècle et à accomplir qu’au XXe siècle. Or, non seulement la Palestine s’est entre-temps arabisée, mais la Perse s’est aussi arabisée et le tandem du Royaume-Uni et des États-Unis l’a empêchée de se démocratiser en 1953 et a instauré contre Mossadegh la dictature du Shah pratiquant via la SAVAK (formée par la CIA étatsunienne et le Mossad israélien) le terrorisme préventif sur la population iranienne. Depuis 1979, elle a viré en dictature islamique, dont le principal « crime » a été de chercher à vendre du pétrole hors du pétrodollar instauré par Nixon via Kissinger avec l’Arabie Saoudite (par laquelle entraîner l’OPEP) en échange d’une sécurité militaire1. Plus prise de l’ambassade étatsunienne, d’otages et de documents compromettants, de Carter à Reagan et sa forge du slogan MAGA, dont Trump n’est que l’exacerbation hyperbolique, tout comme l’est sa dite vérité toujours plus uniquement la seule sienne et faite contrainte tous azimuts à lui en être fidèle et à en constituer le Temple en disséminant partout l’effigie. Ce peut être problématique si la trumpiste statuaire d’or, plus tous les quasi-délits d’initiés pour faire s’enrichir tout son clan, rappellent trop le biblique épisode du veau d’or. Les incessantes sanctions étatsuniennes contre l’Iran rééditent l’initial embargo britannique économique contre le pétrole iranien de 1951 pour contourner sa défaite juridique à la Cour Internationale de Justice (CIJ) à La Haye au profit de Mossadegh et fomenter en sous-main son renversement en faisant accroire aux États-Unis qu’il était communiste et non démocratique, d’où le plan AJAX concocté par le MI6 et la CIA et approuvé par Churchill et le républicain Eisenhower (y étant bien plus enclin que le démocrate Truman y ayant résisté), le tout avant que n’émerge le prétexte plus présentable de l’arme nucléaire dont un tel Iran pourrait éventuellement se doter2. Risque ainsi de s’occulter que le fait de s’accaparer et se disputer le pétrole est prototypique du même sort réservé à la nature entière, comme l’illustre la publication par Rachel Carson en 1960 du Printemps silencieux dénonçant l’usage des pesticides les faisant s’infiltrer partout jusqu’en les aliments et au sein de tous les vivants, dont les humains, le tout introduisant à la rupture de l’harmonie avec la nature alors en cours. D’où l’impression plus prégnante du Paradis perdu ravivant quelque résurgence biblique et la tension toujours plus dichotomique faisant resurgir, révéler et s’en trouver hanté du spectre de l’écocide au gré d’un tel plus apparent essor économique, toujours plus assoiffé de croissance sans fin sur une telle base tenant à rester ignare de ses effets contre-productifs ou plutôt ne voulant rien en connaître que ce qui s’en euphémise en externalisation des coûts, puis s’en radicalise, de la forge de l’automate humain en son externalisation en robot d’où le gérer via maintes interfaces informatiques (en fusionnant infor(-mation) et (auto-)matique), dont les plateformes numériques toujours plus algorithment rythmées et intégrées (en politique, économie, militaire, surtout depuis la fameuse guerre israélo-étatsunienne si bien orchestrée en Iran en 2026, à tout le moins lors des seuls premiers jours). La crainte de l’arme atomique (depuis Hiroshima et Nagasaki et sa prolifération entre États-Unis et Russie) a très tôt été aussi celle d’un tel écocide. Font un, au moins fantasmatiquement, l’hiver nucléaire et le réchauffement climatique, dès lors que le pétrole évoque le CO2 dit ou tout à l’inverse dénié l’augmenter et en être un poluant au même titre que les pesticides tout aussi abusivement utilisés au fur et à mesure que les toujours plus expansives monocultures agraires appauvrissent les sols et (tout au contraire de ce qui était visé, donc par contreperformance sous façade de performance) qu’elles sont plus à risque d’invasions nuisibles à contrer. À moins de transformer génétiquement les semences dès lors rendues aptes à y résister, mais aussi d’exiger toujours plus d’engrais tout aussi artificiels. S’en relance le même disque dans un tel tout autre registre technosolutionniste, surtout que ces engrais ruissellent en l’environnement et s’intègrent de nouveau aux aliments et à tous les vivants, dont les humains, etc., tant le tout ne cesse de s’en accélérer selon un tel rythme si endiablé que toujours plus infernal, si ne s’en faisant subitement refroidir. Ce qui étonne du réchauffement climatique, ce n’est pas tant que la chaleur globale augmente qu’elle fasse se côtoyer et s’alterner les extrêmes (froid/chaud, pluies torrentielles/incendies, etc.) ici et là.
Jusqu’à une certaine politique soufflant le chaud et le froid, comme l’illustre Donald Trump par son style alors dit transactionnel, l’évoque sans même y penser, mais non sans l’en réactiver inconsciemment. Souffler le chaud et le froid préside à la forge d’épées d’acier trempé, mais en l’occurrence de fidélité trempée. Tout ce qui ne l’est pas n’est plus que trahison et bouc émissaire en puissance et le plus tôt possible à faire tel, question d’y délester sa rage qu’il est d’ailleurs considéré suscitée et que seule sa terreur peut racheter, s’il n’en est pas simplement plus physiquement, entendez militairement, écrasé. Le choix des mots serait censé faire covarier la réalité: dominer la nature, voire s’adonner à quelque géo-ingénierie technosolutionniste de tout et quelque problème qui peut y surgir, dès que s’écartant trop de cette présomption de la contrôler, pour les uns, là où d’autres, tout en étant plus soucieux de savoir si tout au contraire les mots pourraient mieux correspondre à la réalité, considèrent que la nature est plutôt source de limites environnementales auxquelles plus ou moins bien parvenir à s’adapter, car toute intervention sur elle, dont sur ses changements climatiques, n’est pas sans comporter quelque incertitude à prendre en compte et plutôt susceptible d’exiger de changer soi-même, ne serait-ce que par précaution (que supporte fort mal toute domination se complaisant dans le fracas et les coups d’éclat, à l’emporte-pièce, si tronqué ce dont il est censé être question soit-il). Ne surtout pas modifier ses comportements pour ne plus que dominer la nature et contrôler les gens par la peur au point d’en dominer l’âme. Le tout surgit d’une seule et même source: dominer pour s’accaparer (si tout ne se retourne et ne resurgit en sens inverse au point de hanter). Même en ce cas, l’histoire est celle à la fois de la nature ET de l’humain, car l’humain coévolue avec la nature. Surtout si la nature est faite source de ressources dont s’accaparer, de chaînes d’approvisionnement à sécuriser, de productivité par laquelle concurrentiellement s’imposer et quitte à en externaliser les coûts, mais surtout de double standard qui fait imposer le libre marché si le dominant, mais vire autrement en protectionnisme à tout crin et en défense fort agressive accusant tous azimuts les autres d’injustice d’oser un tant soit peu prévaloir en quoi que ce soit, bref en tout et rien. D’où les tarifs trumpiens.
Le sionisme initialement juif s’est aussi magnifié en se faisant tant sionisme chrétien que d’emblée néosioniste: ce n’est plus tant la diaspora juive qui revient en terre d’Israël, mais des chrétiens surtout évangéliques, pro-Trump et même pas d’abord juifs, qui appuient le retour de la terre d’Israël d’avant la diaspora, ce qui implique de s’intégrer à la guerre de l’Israël de Netanyahu tous azimuts, ultimement contre un tel Iran. Sur l’unilatérale cruauté bafouée le 11 septembre 2001 sur le sol des États-Unis, l’Israël issu de Sharon et Netanyahu s’est greffé pour détruire toute solution onusienne à deux États et prétendre ne que se défendre contre le Hamas qu’il a créé à cette fin, mais qui s’est retourné pour l’attaquer. Terrorisme d’autant indigeste que ne se faisant instrumentaliser que se retourner contre sa source et l’en hanter. Or, le Hamas est un proxy de l’Iran. Si vous suivez bien ce « raisonnement » de tout ce qui semble si bien s’enchaîner, vous arrivez à la conclusion que la guerre implique tout le Moyen-Orient (avec impact sur la planète entière), au fur et à mesure que la greffe israélienne sur la cruauté étatsunienne bafouée en son unilatéralité, la redouble et lui procure l’opportunité de se déchaîner en même temps que de s’habiller d’un Dieu Colère (à l’antipode du Dieu Amour promu de Jérémie à Jésus-Christ) s’en dé-/re-doublant tout du long. Du divin peuple élu à un État élu s’en donnant visage par l’élu politique dirigeant le tout ainsi enchaîné jusqu’à y réagir et s’amplifier en sa tendance à se déchaîner, voire, de divinement à humainement, à s’enrager de tout et rien, mais de tout autant issu que réduit ou à réduire à rien :
« Pour légitimer l’injustifiable, Washington a recouru à des justifications préventives. À cet égard, la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran n’est que le dernier maillon d’un effort de 25 ans visant à sacraliser la politique de puissance par des guerres préventives. (…) La guerre préventive unilatérale constitue une menace pour le principe de souveraineté des États, car elle permet à une nation de juger des « intentions » d’une autre, sans preuve objective d’une attaque imminente. En créant un dangerous précédent, elle incite d’autres nations à utiliser des prétextes similaires pour leurs attaques « préventives », ce qui pourrait conduire à une instabilité mondiale. »3
De fait, non 25, mais 75 ans, car depuis 25 ans, c’est seulement devenu plus évident que ce ne l’était lors des précédents 50 ans, surtout au moment du renversement de Mossadegh et de la mise à mort, par de dites démocraties, de la démocratie naissante en Iran en 1953, d’où un type d’avortement autrement plus grave que celui plus usuellement débattu entre pro-vie et pro-choix, car d’emblée massif et pouvant faire ressortir que le pro-choix, plus soucieux du fait que l’humain est d’emblée social jusqu’en ce qui lui permet d’être individuel, est bien plus pro-vie, mais plus pleinement humaine, que lesdits pro-vie tronquant l’humain du fait d’être d’emblée social, voire pouvant fort bien le mortifier et même lui faire subir un terrorisme préventif pour l’en contrer d’être tel afin de le réduire au seul individuel toujours plus individualiste lui imposant d’être ce qu’il veut qu’il soit, à savoir le total envers de lui-même mis en lieu et place, sous façade et à l’encontre de lui-même.
Dire pour ne que taire, voire faire taire. Si ce n’est par paranoïa, c’est par sous-jacent tabou qui est son substrat (et que peut hypermagnifier un Dieu dont le nom ne peut se prononcer et qui est d’abord source de crainte bien plus que d’amour) et a fortiori si virant à la cruauté et la faisant se greffer sur une autre au point de s’en démultiplier mutuellement, d’autant que selon les affections de sa seule fantaisie se formatant à cette fin (par désir de ce dont jouir, mais pour soi seul, et conjointe crainte de ce qui afflige et endolorit, mais à totalement vicarialiser et unilatéraliser, à la source de tout dit refoulement ne s’opérant du sein de soi qu’en se projetant et s’enterrant en et surtout avec l’autre à faire disparaître à cette fin)4. Ainsi, taire qu’Israël a la bombe atomique s’évite de s’expliciter face à sa dite guerre préventive contre l’Iran pour l’empêcher de l’avoir. D’autant que ne le croyant pas lorsqu’il dit ne pas chercher à l’avoir, a fortiori en ne pouvant plus avoir de données suffisantes pour l’évaluer depuis que Donald Trump a supprimé en 2018 l’entente d’Obama de 2015 instaurant le processus censé le permettre. Ceci permet aussi de ne pas s’interroger et se demander pourquoi l’état dissuasif mutuel, comme entre les États-Unis et la Russie (mais aussi entre Inde et Pakistan, etc.) pour ne pas aboutir à une autodestruction généralisée, ne fonctionnerait pas. Non selon Israël ou selon l’Iran, a fortiori quant à leur rapport si absolument inverse à quelque État palestinien arabe respectivement à laminer pour l’empêcher d’émerger depuis et selon Israël (du moins l’Israël s’imposant de Sharon à Netanyahu) ou à instaurer à la place d’Israël, car les deux s’en font l’un à l’autre une menace existentielle et les partis pris pour l’un ou pour l’autre amplifient le tout. Donc, pourquoi ça ne fonctionnerait pas, non selon Israël ou selon l’Iran, a fortiori selon ces partis pris amplificateurs, mais selon la dynamique d’ensemble, si et seulement si contribuant à ce que toutes ces parties s’intègrent d’autant mieux internationalement et interétatiquement.
Le recherchait davantage l’entente de 2015 d’Obama avec l’Iran, en limitant l’uranium iranien, même si sans questionner au même titre l’arme atomique israélienne, avant que Trump l’abolisse en 2018, tout en prétendant que l’Iran aurait continué d’enrichir l’uranium sous façade de négocier, certes, mais en occultant que les États-Unis ont empêché la démocratisation de l’Iran et que la dictature terroriste (déjà fort préventive) qu’ils y ont implantée à leur profit a viré en cette tout autre, moins avenante, par choc en retour. Font davantage problème les drones et les missiles, voire l’enjeu du détroit d’Ormuz pour la libre circulation commerciale, que le seul uranium enrichi. Trump s’essaie à quelque troc en échange d’une garantie (pour autant qu’il puisse lui-même paraître un tant peu fiable aux yeux de l’Iran) de respecter les droits iraniens et de relâcher la pression financière (comme autrefois Obama, mais en payant cette fois-ci bien plus cher ?). Iran à reconstruire (et ça va coûter très cher, suite aux récentes destructions), échanges commerciaux à rétablir et que Trump veut faire s’orienter d’Iran vers les États-Unis, alors que l’Iran veut rester libre et encore moins abandonner ses liens avec Russie et Chine qui ont grandement contribué à sa survie face à l’agression israélo-étatsunienne…
Bref, seul le recours à la prévention politique (plutôt qu’à la politique unilatéralement préventive jusqu’au terrorisme préventif, si vicarialement opérant soit-il rendu) semble pouvoir mener à réduire ou éliminer les causes de la conflictuelle hostilité absolue mutuelle empêchant la dissuasion tout aussi mutuelle d’être opérante, de manière à dégager la conjointe possibilité d’un intérêt commun faisant progresser la même dissuasion. Ça, s’il n’y avait qu’Israël et Iran. Or, il y a aussi les grands impérialismes, en l’occurrence le gouvernement étatsunien qui s’entête, non seulement à armer autant Israël que l’Arabie saoudite (d’où était issu Ben Laden qui n’acceptait pas cette alliance connivente), mais à faire de l’Arabie saoudite sa porte d’entrée pour y maintenir sa propre force armée et opérer unilatéralement dans la région. L’illustrait déjà l’embargo ayant débilité la population irakienne encore pire que ne le faisait déjà Sadam Hussein et a fortiori en abattant ce régime sous un fallacieux prétexte pour se doter d’un bouc émissaire suite à l’attentat terroriste sur le World Trade Center, en plus de contribuer à magnifier toujours plus le conflit israélo-palestinien sur ce même modèle. Modèle, non plus de la défense, mais tout au contraire de la dominance étatsunienne s’étayant de l’asymétrie des forces et capacités militaires à son propre avantage, au point d’infléchir la notion de dissuasion pour ne plus seulement endiguer et empêcher l’adversaire d’agir, mais pour l’empêcher même de réagir, voire pour d’autant mieux y parvenir que s’essayer à l’anéantir. Se forge ainsi en toute connaissance de cause ce qui se défléchit toujours plus du terrorisme d’État, toujours plus occulté, en terrorisme qui lui répond, qui le cible et qui est alors seul étiqueté tel, qu’il soit intérieur (McVeigh…) ou extérieur (de Ben Laden à l’Iran, mais aussi du Hamas ayant été financé par Israël au même Hamas ayant rebondi en le même Israël et fait remonter au même Iran)5. Si elle ne progresse, la dissuasion régresse en même temps et à même le droit, de national en international (dont l’onusien), mais lui-même inscrit d’étatique en interétatique (selon des États se reconnaissant versus se déniant mutuellement l’existence et donc, s’en faisant menace existentielle l’un envers l’autre autant à rebours de toute dissuasion possible qu’au ressort du terrorisme et de l’entrechoc des barbaries ?). On s’en aperçoit, l’enjeu n’est aucunement seulement de puissance, mais d’écart de puissance visant à se maximiser et ne parvenant qu’à se dichotomiser: domination totale présumée ET annihilation totale constituant son refoulé à risque de faire retour. Le tout ne se pense (sur ce mode si paranoïaque schizophrénant mégalomane narcissique d’autant toujours plus idéologiquement figé et absolutisé que totalement tordu et noué en lui-même) que se fantasme fort cruellement et cherche à se conforter et renforcer par une réalité empiriquement réifiée en ce sens6. S’aperçoit le processus faisant germer et monter les extrêmes (avantage asymétrique s’absolutisant ET moyens asymétriques lui rétorquant par retour hors de leur refoulé). S’en accroît la tension être/néant d’emblée d’autant tout/rien qu’un/pluralité censé se faire et se mobiliser depuis et selon quelque centre (local? plutôt que partout ?)/périphérie (éparse? plutôt que nulle part?). En surgit et s’impose la hiérarchie (commandement sacré) présumant supplanter toute hiérophanie (manifestation sacrée) risquant autrement de lui échapper et, par quelque hiérophante, de révéler une trop inverse possibilité inhérente à une même raison cynique, si triomphante et pervasive soit-elle: de l’incessante crise idéologique toujours plus aiguë à, tout ce temps, l’exigence d’autant accrue, mais différée de sa critique.
Posséder l’arme atomique est déjà l’utiliser, au moins faire chanter, comme l’a remarqué Günther Anders dès 1960, d’autant qu’il peut y avoir tabou taisant en disposer et a fortiori si alimentant quelque oubli forcené de ses propres actes antérieurs au profit d’une paranoïa craignant d’autant l’effritement de sa propre unilatéralité que le resurgissement de son refoulé, même si pour se transposer et s’euphémiser en un dit droit de se défendre occultant d’autant que vicarialisant et instrumentalisant en tiers son propre terrorisme préventif, voire hallucinant au besoin quelque menace immédiate, plus diffuse et dite existentielle (donc supportant mal le fait de l’existence d’autrui dont se dire menacé, surtout s’il s’agit du terrorisme vicarial et instrumental se retournant contre sa source et l’en hantant).
Pourquoi taire que l’enjeu n’est pas tant l’arme nucléaire (jusqu’en l’équilibre de la terreur s’en faisant éventuel effet dissuasif mutuel, si ne se rompant et s’asymétrisant unilatéralement, mais non sans paranoïer et s’en faire dit droit de se défendre fait celui de dominer et d’en laminer préventivement autrui ?) que sa non-prolifération déjà entendue à l’ONU, mais maintes fois contournée ? Israël (conforté par les États-Unis) tait en être dotée, suppute parfois son usage (dont un membre du gouvernement Netanyahu ayant proposé d’en lâcher une sur Gaza pour y éradiquer le Hamas) et veut d’autant en limiter unilatéralement la prolifération que focaliser sur le seul Iran lui semblant si à risque d’en briser l’unilatéralité (sans jamais aborder le thorium chinois qui, s’il peut être substitué à l’uranium, ne peut aucunement mener aussi aisément à une telle prolifération). Surgissent maints âges successifs magnifiant toujours plus l’armement nucléaire (quelque part entre fantasme et réalité) à travers le monde, malgré d’épisodiques accalmies, dont les traités SALT, puis START entre États-Unis et Russie7. La non-prolifération onusienne contournée se fait guerre préventive faisant s’en doter et dominer et d’où l’imposer unilatéralement. En particulier pour au moins faire chanter, sans doute comme aussi les États-Unis trumpiens l’en laissant sous-entendre, lorsque menaçant d’éradiquer l’Iran, même si cela n’a aucunement fonctionné, si ce n’est au sein même du camp républicain trumpien s’étant mis à s’en scinder encore davantage.
Sur le même modèle, pourquoi faire disparaître aussitôt que published que des États arabes alliés des États-Unis trumpiens leur font le même reproche que la mouvance MAGA d’avoir prétendu s’occuper des États-Unis et de mettre fin aux guerres extérieures, en l’occurrence celles au Moyen-Orient, mais de faire le contraire? La réponse trumpienne ne peut être que les faire s’y impliquer à leur tour en se mettant à leur vendre encore plus d’armement, après les avoir empêchés de maintenir la désescalade avec l’Iran prévalant depuis 2023, leur en avoir fait subir les contrecoups et de là, tout à l’inverse, les entraîner dans l’escalade guerrière. Comme l’Israël de Netanyahu y entraîne d’abord les États-Unis et avec eux, ces alliés arabes, en plus d’essayer d’en faire autant avec l’Europe, l’OTAN, etc.
Cette politique fantaisiste consiste à ne dire pour ne que paraître telle, à savoir dire, tout en faisant l’inverse, à savoir taire et par surcroît faire tout le contraire de ce qui est dit, mais dans la lignée de ce qui est tu et qui tue. Fantaisie d’autant cruelle que censée monopoliser et instrumentaliser la terreur: Pâques 2026, jour de la Résurrection, inspire à Donald Trump de jouir de pouvoir menacer unilatéralement l’Iran, non plus le régime, mais la civilisation entière, de destruction totale. Entraînant l’humain entier, sa parole politicienne, surtout que fantaisiste, ne se dit qu’en comportant son inverse sous-jacent rendu prévalant, à savoir taire et surtout faire taire. Ce silence peut être bien plus parlant que ce dire, a fortiori si par compulsion corporelle bien plus prostatique qu’hystérique faisant inconsciemment passer à l’acte (unilatéralement transactionnel et variable à tout moment, question de « tirer un coup » ici et là). Seul le concept révèle que, laissée à la rage et la cruauté. Jacques Provost rappelle que sur cette voie, divers anciens empires se sont effondrés. Double hégémonie du dollar et de l’arme nucléaire les révélant tous deux initialement étatsuniens et covarier. Deux faces d’un même monopole de la terreur pour tout s’asservir à sa fantaisie… cruelle.
Elle-même, une telle parole, si fantaisiste, est si dichotomisante que schizophrénante, tant tout n’y est entre ses ego/alter ego que tout/rien, être/néant, unitaire exécutif/pluralité toujours davantage amoindrie des pouvoirs. Donald Trump essaie de faire accroire que l’Iran, même si le contredisant, accepte de négocier (sous les bombardements en cours et autres préparatifs invasifs), mais a peur de le reconnaître: ses désirs sont tant sa réalité que la réalité est censée s’y conformer, fût-ce malgré elle-même. Le désir de ce dont jouir s’assoiffe toujours plus de la fort vicariale crainte de ce qui afflige et endolorit censée tout faire s’y plier et l’en conforter, tant la cruauté ne peut se complaire en elle-même que si parvenant à s’en repaître. Comme Ficin l’a établi, il n’y a aucune raison qu’entre fantaisie, si en émergeant et s’en éveillant plutôt qu’y sombrant, et son propre devenir intellectuel, non sa présomption de ne l’être que toujours déjà et de ne pourtant plus tout au contraire que se refléter et dégrader en une telle fantaisie inconsciemment opérante. La fantaisie n’a de jugement que circonstanciel, à court terme et transactionnel. Elle est inapte à laisser émerger et incite plutôt à présumer du jugement universel issu du seul intellect. Dès l’ego, elle s’enferme en sa propre idiosyncrasie et méconnaît forcenément que l’ego est un mot du langage commun, voire de toute langue commune le comportant, et qu’il est disponible et ouvert à tout un chacun, autant soi qu’autrui, donc depuis soi n’émergeant jamais à soi-même et ne s’en forgeant un sens de soi que chargé du sens d’autrui au ressort, à même et jusqu’en tout et quelque ego que ce soit, si pour être un tant soit peu intellectif et proche de Dieu, en le servant plutôt que s’en servant en vue d’asservir. Tout schéma corporel est tronqué depuis le seul égocentrisme, jamais intellectif que toujours dégradé en idiosyncrasique et collectivisé (viralisé) tel, à force de ne se diffuser que se dévider de toute sa teneur allocentrique constitutive du sens de soi pour la vicarialiser et l’imposer en vue de lui seul à autrui, en pouvant plus jamais n’être rien d’autre que « son » seul alter ego. Le logo onusien axé sur le pôle Nord se dégrade en logo étatsunien trumpien, du Conseil de Sécurité de l’ONU en celui dit de Gaza. Platisme d’autant géopolitique que réifiant jusqu’à sa géophysique, à rebours de plus marginaux platistes qui croient que la Terre est géophysiquement plate et dont ne s’être guère aperçu qu’ils cherchent à exprimer empiriquement d’où se méfier et résister à une telle géopolitique qui en convertit demblée le mythe en fantaisie abusive au ressort d’une telle idéologie se l’absorbant. Tout aplatir résulte et se fait constat platiste. Le platisme, non plus donné, mais produit pour l’être, se fait complotisme.
La pensée n’émerge à elle-même au ressort de quelque entendement forgeant quelque concept que ce soit qu’en s’y mesurant d’emblée d’autant à ce dont elle s’y dote et y aperçoit émerger comme son objet mental qu’à ce qui en sous-main l’anéantit à sa fantaisie et l’en réifie empiriquement jusqu’en et à même les sens. Être toujours déjà tiré du néant, tant leur entre-deux fait s’y considérer comme leur milieu (à la façon de Descartes) ? Non. Être et si et seulement si néant duquel ne s’apercevoir émerger et se distinguer que s’y conquérir et pour ce faire, d’abord s’apercevoir y être immergé et seulement de là, pouvoir s’y trouver éveillé (comme si en être tiré) plutôt qu’y sombrer (au fur et à mesure que le refouler ne peut se produire sans s’y et s’en faire happer en retour). L’être n’est jamais tiré du néant qu’en pouvant à tout moment y être en retour aspiré. C’est pourquoi l’éternel n’a jamais pu émerger du temporel qu’y retomber, l’infini ne s’instaurer par-delà le fini que s’y faire réintégrer (comme en le paradigmatique transfini cantorien), le spirituel planer intérieurement que s’en faire rappeler extérieurement par le matériel fort opérant, surtout en géopolitique et a fortiori si aperçue en sa sous-jacente teneur proprement géophysique, tout élan hiérarchique ne s’extirper et ne se faire accroire surdéterminer toute hiérophanie que s’en faire interfacer d’une théophanie appelée à restituer sa sous-jacente épiphanie (surtout depuis Ficin) par laquelle s’y trouver ramenée et y être appelée à s’y ancrer, bref à ne plus seulement dire et se faire accroire être incarné, mais s’incarner d’autant réellement que plus pleinement, de l’oralité à la plus entière physicalité.
La schizophrénie (surtout depuis que son dualisme s’est cartésianisé) est le péché originel de la pensée, ce dont il lui faut se dégager et se laver pour émerger à elle-même, a fortiori à partir de la sous-jacente fantaisie dont les affections risquent de la faire se nouer et de là, ainsi s’en pourfendre en durcissant d’emblée à outrance toute dualité en dualisme. Si ce n’est plus en s’y apercevant en sa paradoxale autocontradiction (comme l’établit Du débat entre Ficin et Pic à Rabelais), c’est autrement en tabou (ou si vous préférez, censure plombant toute liberté d’expression, surtout si elle-même présumée se réduire et s’assimiler à la seule sienne), en paranoïa (complotisme d’autant inclus que la perte de confiance est plus radicale et que la trame sociale se délite) et finalement, en cruauté, d’où se dichotomiser d’avance et tout en prolonger mentalement par dualisme, mais avec conjointe pression empirique censée s’en réifier comme cela seul pouvant lui correspondre en la réalité. De là, dérapent autant ledit droit de se défendre que ladite autolégitimante menace imminente, si hallucinée soit-elle, le tout à l’encontre de tout droit international étant d’ailleurs plutôt interétatique, donc hors toute instance le promouvant, dont l’ONU. Ne parler que de droit est occulter que la pensée sollicitée pour en rendre compte est loin de toujours prévaloir sur la sous-jacente fantaisie qui, du fantasme au fantôme halluciné, n’est que compulsion, exigence de faire corps et de n’autoriser d’autre pensée que binaire: nous (monopolisant le désir de ce dont jouir) versus eux (en qui vicarialiser la crainte de ce qui afflige et endolorit). Ne se constitue d’autre pensée qu’en pur décalque de la sous-jacente fantaisie et de ses affections configurées et nouées de façon dichotomique, au ressort des grands filtres idéologiques cherchant à conforter et renforcer quelque écart de puissance au gré de la hiérarchisation recherchée, a fortiori si d’emblée impérialiste8.
Même clamée, il n’y a là aucune pensée autonome et apte à se déployer telle au point de faire que, par quelque alchimie, le droit de la force se fasse tant force du droit qu’apte à se mesurer à tout ce miroir les faisant tant paraître en total envers l’un de l’autre, voire donner l’envers pour l’endroit. Le 1er quart du XXIe siècle se problématise, de l’attentat terroriste du 11 septembre 2001 à la sacralisation (hiérarchisante) de la politique de la puissance, de fait d’un plus explicite écart de puissance (par le présent livre l’en thématisant enfin en 2026). Écart de puissance jusqu’au plus abusif, par des guerres préventives, toutes punitives par anticipation, d’autant de l’Israël de Sharon et Netanyahu finançant et instrumentalisant le Hamas contre le Fatah à laminer avec toute possibilité de deux États que de ce que font les États-Unis de l’Irak (2003) à l’Iran (2025-2026). S’y exemplifie et s’y éclaire ce qui fait que les États-Unis aiguillonnés par un tel Israël décrochent et, plus que Chine et Russie -et ce n’est pas peu dire-, sabordent d’autant l’ONU que le droit dit international.
Même en physique, dès le concept de matière inhérente à l’univers matériel si diversement accélérément expansif depuis ledit Big Bang, tout n’est que coémergence/coannihilation de matière et d’antimatière. Peut-être au ressort d’ondes gravitationnelles primordiales si noires que rendant jusqu’à cette matière tout aussi noire, par gravité quadratique, avant toute lumière, tout $E=mc^2$. Si ce n’est dès toute lumière par une interférence médiatrice qui, par son ombre projetée, en assombrit tout autre. Même s’il ne s’agissait pas encore du flux matériel lui-même (selon quelque plasma gluon-quarks et a fortiori avec quelque conjoint boson de Higgs d’où constituer toute masse, à savoir toute quantité de matière, toute énergie alors mise en jeu et toute information issue d’une plus petite quantité d’énergie en déclenchant et mobilisant une plus grande), mais de son seul mouvement une fois sa matière constituée, il en allait ainsi dès l’inaugurale distinction galiléenne entre vélocité et accélération (ce que Einstein ne fait que transposer en relativité restreinte, par vitesse limite de la lumière dont jaillit $E=mc^2$ – aussitôt reformulée par le quantique en $m=E/c^2$ -, et générale, par gravité prototypant toute force accélératrice, a fortiori si allant à son encontre par quelque dilatation universelle parvenant néanmoins à en émerger). Le tout se poursuit ici jusqu’en l’humain, individu d’emblée social, et a fortiori en sa géopolitique, pour peu qu’elle soit apte à se repérer et s’ajuster avec et à sa géophysique, voire sa cosmophysique. Le XXIe siècle est celui de l’humain, jamais individuel que d’emblée social et appelé à s’apercevoir que sa culture (géopolitique guerre culturelle incluse) coémerge et coévolue avec la nature. Ceci rejoint les Autochtones qui, à la fois, s’en considèrent partie prenante, comme Terre-Mère d’où se lier au Ciel, et font s’interroger sur ce que sont des Nations avant et jusqu’en les États, surtout en l’ONU, d’internationale jusqu’en l’interétatisation, sans plus longtemps les confondre. Si Nature et Nation puisent toutes deux à une même naissance, qu’est donc l’ONU? L’incessante interdépendance accrue entre les cultures (si ponctuée puisse-t-elle être par toute réaction en sens inverse pour les faire se dissocier et s’isoler les unes des autres) révèle que leur métissage est d’abord culturel et distinct de tout métissage les engageant biologiquement, voire faisant accroire que leur métissage serait d’abord biologique, a fortiori si selon les races, le racisme9, tout en y occultant la sous-jacente et évolutive sexuation bien plus biologiquement fondamentale, si aperçue un tant soit peu irréductible à quelque sexualisation l’orientant si diversement, a fortiori si s’enreligiosant telle. Les grands filtres idéologiques, tous patriarcaux (et prostatisants), ont l’art d’être ethnoracisants, voire ethnoracialisants au point d’en être ethnoracialistes (selon qui monopolise avec l’ethnoracisation jusqu’à l’ethnoracisme à projeter et faire porter en tiers), et de s’enreligioser tels. S’y fait fracturer toute double naissance (à tendance trop matricentriste à leur goût ?) de la nation avec et à même la nature, donc aussi de l’international pris en l’interétatique l’idéologisant et en étant d’autant géopolitiquement problématique en sa géophysique.
Jusqu’à la Nature ne s’est inaugurée chez Galilée en son concept physique moderne qu’en distinguant de la vélocité (vitesse avec direction, donc avec un sens si physique que matériel) l’accélération, elle-même de nulle (livrant la vélocité à elle seule) à non nulle, soit positive (accélération proprement dite), soit négative (décélération). Le sens de la vie humaine ne peut se penser mentalement et ne se forger quelque concept que ce soit, y compris et d’abord d’elle-même jusqu’en tout et quoi que ce soit d’autre, qu’en s’ouvrant ou se fermant à son sous-jacent sens physique (dès la vélocité). Sa géopoliticoéconomie soit s’y repère et ajuste, soit tant s’impose idéologiquement et ne retient que ce qu’elle présume pouvoir plier, conformer et réifier de toute géophysique sous-jacente, de continentalement à territorialement habitée. Bref, la façon (culturelle) d’appréhender le réel conditionne la façon (elle aussi culturelle) de formuler ce qui s’en problématise par la manière d’en parler lors de toute et quelque parole que ce soit, surtout si faite géopolitique joute verbale, tant sans son extralinguistique n’existe aucune linguistique, que celle-ci s’y ouvre ou tout à l’inverse s’enferme en elle-même jusqu’à l’en dénier et refouler, mais non sans retour venant l’en hanter. Elle peut éventuellement se filtrer en sens inverse, qu’elle s’aperçoive et tienne compte ou non de cette inversion et a fortiori de la fantaisie la générant. Telle est la voie par laquelle surgit la guerre d’images et, de là, de récits les exposant (par des signifiants en véhiculant les signifiés, soit en s’apercevant en émerger et avoir en rendre compte, soit en présumant les déclencher et les en instrumentaliser). Surtout si elle l’impose jusqu’en toute guerre réelle, d’où a fortiori problématiser toute quête de paix et sécurité. Ceci boucle la boucle ramenant à l’acte de naissance de l’ONU et fait ressortir la vouloir ou non, ce qui, ici, se ramène à la proposition de vouloir ou non un Conseil Indépendant (CI) de son CPS pour en constituer le vecteur, à savoir une modalité opérationnelle majeure. Une réforme uniquement gestionnaire de l’ONU ne peut à elle seule la rendre mieux adaptative et apte à se repérer et s’ajuster géopoliticoénomiquement à sa géophysique sous-jacente. Non seulement l’ONU est née, mais elle est incessante naissance, voire renaissance, tant elle ne peut que coadvenir avec nature et nation y puisant tout autant, si elle survit et resurgit de ce qui l’annihile, dès son CPS.
2) Raison onusienne s’éveillant de la fantaisie: des doubles actions sensées
Ce Conseil Indépendant (CI) est à constituer par des représentants panplanétairement choisis à partir de problèmes concrets sur lesquels s’interroger en des termes autant géopolitiques d’emblée géophysiquement ajustés que de pervasives doubles actions, l’une spécifique face à un cas
1 Suite à leur guerre à la Yom Kippour contre Israël (1973), les États arabes, via l’OPEP, ont privé de pétrole les États-Unis et les pays supportant Israël, ce qu’il fallait retourner. D’où le « deal » nixonien avant son exacerbation de Reagan à Trump en faisant un art.
2 Maintes informations déclassifiées par les États-Unis sont cachées par le Royaume-Uni, voir www.youtube.com/results?search_query=iran+vs+israël+CIA+cache+depuis+1953. De fait, le Royaume-Uni essayait de rattraper la bascule technologique le déclassant face aux États-Unis, du charbon et la vapeur à l’électricité, au moteur à explosion (fonctionnant au pétrole) et à la chimie de synthèse, bien plus propices à la production, et de là, la consommation de masse. En plus d’être endetté envers les États-Unis depuis la 2e Guerre mondiale (jusqu’au début du XXIe siècle) et de voir la livre sterling être remplacée dans les échanges internationaux par le dollar depuis Bretton Woods, puis par le pétrodollar à compter de Nixon, avec embargo et enfin, guerre contre l’Iran pour l’imposer à la planète.
3 Groupe Gaulliste Sceaux : https://groupegaullistesceaux.fr/la-guerre-menee-par-les-etats-unis-et-le-droit-international/.
4 Les ficiniennes affections de la fantaisie, désirer ce dont jouir et craindre ce qui afflige et endolorit, s’en dichotomisent entre soi se réduisant à son seul ego s’accaparant tout désir de ce dont jouir à soi seul et autrui qui ne peut plus être rien d’autre que l’alter ego, à savoir l’autre en vis-à-vis d’un tel ego, et en qui vicarialiser toute crainte de ce qui afflige et endolorit, au point d’en faire d’autant un tabou chez soi, en tout un chacun au sein d’une société, que peut en émerger quelque éventuelle paranoïa, si faisant surtout craindre son retour avec autrui depuis ce qui en est refoulé et confiné d’autant en lui que du fond de soi, selon quelque cruauté y prenant tant plaisir que se l’intégrant à son égocentrique désir de ce dont jouir s’en exacerbant d’autant. Le sadisme peut s’ensuivre comme s’en est aperçu Dany-Robert Dufour, Sadique époque: Comment en sommes-nous arrivés là ?
5 Gilbert Achcar, Le choc des barbaries. Terrorismes et désordre mondial, Bruxelles, Éditions Complexe, 2002, p. 107. L’auteur propose une dialectique civilisationnelle (Marcuse) d’où aborder l’entrechoc des barbaries s’y générant et l’en caractérisant, en particulier par ce qu’Élias appelle « la cruauté, le plaisir que procure l’anéantissement et la souffrance d’autrui… » depuis sa présumée propre supériorité physiquement manifeste. Or, la barbarie du faible, ledit terrorisme, resurgit et répond à cette cruelle barbarie du fort.
6 Son prototype, intellectuellement cartésien et pragmatiquement étatsunisé, s’est constitué dès le début de la Modernité par une rhétorique du On censé valoir de façon anonyme pour tout un chacun et faire en être confiné à ce que Durkheim appelle l’anomie, à la source du suicide, voire de l’homicide qui, au fond, n’est que sa vicarialisation jamais idéologisante que fantaisistement si cruelle qu’empiriquement réifiante. Descartes n’est qu’un Rabelais inversé et leur point pivot est Montaigne, lequel aperçoit et cristallise le ressort rabelaisien selon lequel si penser est douter, a fortiori fantastiquer comme je le fais est douter, mais s’assaisonne de Charron dont la prud’homie permet à Descartes de faire de la générosité cette passion de l’âme d’où et par laquelle l’entendement peut encore un tant soit peu opérer avec la fantaisie (à laquelle avoir arraché le doute prégnant chez Montaigne pour le siphonner en et au profit de la seule pensée) et les sens (alors faits les ressorts du On mais d’autant identifié au Malin génie laïcisant d’autant le Diable-tout ce qui est jeté en travers et qui fait donc obstacle qu’exacerbant un doute si craint et donc redouté qu’à faire virer en vérité hyperbolique (comme l’appelle Trump et comme l’éclaire le mécanisme victimaire girardien)). L’âme est présumée d’emblée si pensante que présider à son esprit inspectant le fameux morceau de cire mis pour tout corps d’avant à après qu’un tel On l’approche du feu et, jusqu’en le vivant, dont l’humain, s’en trouvant instrumentalisé à la façon d’un cadavre. Y. Morin, Du débat entre Ficin et Pic à Rabelais. La Renaissance philosophique, d’italienne à française, Paris, L’Harmattan, 2026. Un autre signe du On est l’emploi de la lettre N comme en Monsieur N, anonyme. Aperçu dès ladite hérésie rabelaisienne de substituer un tel N à M et de donner âne pour âme, il est signifié tel, en les songes de Descartes de 1619, lui donner un melon représentant le monde (dont Montaigne, le lui inspirant, s’était retiré pour en cultiver). En ses lettres, Marie de l’Incarnation s’y réfère une dizaine de fois. Il n’est pas difficile de faire le lien avec notre époque et les mouvances Anonymus, dont Q-Anon. Trump y a tant surfé lors de son 1er mandat et il en dirige d’autant mieux le cours lors de son 2e. Le leurre est de présumer le seul ego sans son conjoint alter ego anonyme pervasif par lequel il est question de tout un chacun, mais sans savoir lequel, d’Il à On, voire à Ça d’où se forge et émerge un tel Ego et aussi SurEgo. Du Ça nietzchéo-freudien au « Es gibt » (Ça donne) heideggerien. Un Rabelais pascalien l’annonçait, de l’âme à l’âne, dès que de se faire ange à s’en faire bête ? Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche culmine en l’adoration de l’âne, s’écriant I.A.
7 Lors du 1er âge, par-delà les deux bombes lâchées par les États-Unis sur le Japon, « les cinq puissances formant en 1945 le conseil de sécurité de l’ONU, autrement dit les États-Unis, l’URSS, la Grande-Bretagne, la France et la Chine, ont été, par la suite, les cinq premières, dans cet ordre, à acquérir la bombe atomique. » Lors du 2e âge, leur droit de veto s’étaye « dans le désir commun de maintenir ce qu’on nommait depuis le milieu des années 1950 « l’équilibre de la terreur » dans ce club très fermé, supposé plus contrôlable, la résolution 2028 sur la non-prolifération nucléaire fut adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, le 19 novembre 1965. » Traité de non-prolifération signé en 1968, en vigueur en 1970, la France et la Chine n’y adhérant qu’en 1992. Entre-temps, Israël s’en dote probablement et non officiellement en 1967, l’Inde en 1974. Le 3e âge fait plonger dans un monde multipolaire où le Pakistan s’en dote en 1992 et la Corée du Nord en 2006. Dans la suite de l’impérialisme russe et sa guerre en Ukraine (qui regrette sans doute d’y avoir renoncé), toutes les puissances nucléaires du CPS se trouvent plus ou moins directement concernées. La dissuasion réside en la seule destruction mutuelle assurée qui, en plus du nucléaire, intègre aussi des risques non conventionnels accrus, dont la destruction environnementale et les nouvelles technologies. Les grandes puissances se vouant à leurs tensions interimpérialistes (euphémisées en monde multipolaire) et s’affranchissant de toute règle commune possible, « les garde-fous des institutions internationales de l’immédiat après-guerre ont perdu de leur force et donc de leur crédibilité ». S’y ajoute la décrédibilisation institutionnelle du dollar étatsunien, si hégémonique soit-il encore, depuis que Trump impose que sa prochaine émission porte sa signature, donc l’en personnaliser, voire égocentrise. Toute critique du dollar sera dorénavant une critique de sa personne et bien sûr, va en surstimuler la rage et la cruauté. Jacques Provost rappelle que sur cette voie, divers anciens empires se sont effondrés. https://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/chronique-trump-signe-les-billets-de-banque-et-l-amérique-signe-son-déclin/ar-AA1Zvhee. Double hégémonie du dollar et de l’arme nucléaire les révélant tous deux initialement étatsuniens et covarier. Deux faces d’un même monopole de la terreur pour tout s’asservir à sa fantaisie… cruelle.
8 Dès l’Antiquité, il n’y a eu aucun passage direct du muthos au logos, mais médiation par préalable transfiguration du muthos (selon un imaginaire pansocial) en fantaisie (selon une imagination productrice individuelle). Maintes tribus sont entrées en conflagration en des Cités qui s’en sont étatisées au fur et à mesure que tout individu ne pouvait plus connaître tout un chacun selon un système relationnel commun et pansocial (selon une limite d’environ 2 000 selon La Pensée sauvage de Lévi-Strauss), mais s’y trouvait ramené à lui-même parmi tous les autres aussi dans cette situation, d’où le substrat d’une telle transfiguration imaginaire. De cet émiettement imaginaire chaotique a émergé la raison déterminant les lois de la Cité étatisante, ainsi qu’un conjoint Cosmos, à savoir une totalité correspondante du monde naturel tout aussi ordonné. Est-ce selon une idéation jusqu’en sa logique apte à s’assainir à même cet incessant sous-jacent processus imaginaire dont s’éveiller ou en se figeant idéologiquement au fur et à mesure qu’y sombrant au point d’y faire resurgir la tendance fusionnelle mythique dont s’accaparer à son seul propre profit, si à partir d’une fantaisie s’imposant tant aux autres que monopolisant jusqu’en eux toute production imaginaire et la pourfendant entre l’assimilable si semblable (être est être identique) et tout le reste à en refouler si différent (l’altérité s’en néantisant)?
9 Au Canada, sur le modèle de la trudeauiste Constitution de droits et libertés si individuels qu’individualistes, leur teneur sociale est renvoyée en clause annexe et dérogatoire et en est tant tronquée et manipulée en tout humain que fait se leurrer et accroire qu’il n’existe plus tant des populations socioculturellement en cause jusqu’en leur biologie respective que des gens racisés, ce qui inverse tout, à la façon de la raciste Loi sur les Indiens qui ne reconnaît de dits Indiens que par la carte de membre attitrée et émise par le seul fédéral, comme si juridiquement, il n’y avait d’humain que toujours déjà individuel jusqu’à l’individualisme avec conjoint refoulement d’être d’emblée social en ethnoracial. Ce n’est guère mieux par le rapatriement unilatéral de la Constitution sans et contre le Québec. Il est étonnant qu’aucune des démarches constitutionnelles québécoises, jusqu’à présent, ne s’interroge sur ce sort fort commun et donc, cette exigence fort commune d’émancipation, surtout que leurs deux dossiers sont remontés jusqu’à l’ONU où ils pourraient s’articuler.
Texte suivant
2) Raison onusienne s’éveillant de la fantaisie : des doubles actions sensées

Laisser un commentaire