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Faits assurant la pertinence des droitsPremière recommandation : de la pseudo-symétrie à la biasymétrieFaits assurant la pertinence des droits

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Je me souviens de mes origines françaises, mais surtout d’être de langue maternelle française qui est inhérente au Canada laurentien et perdure de sous la Conquête anglaise, puis de sous la pression assimilationniste issue de Durham et surtout d’Elgin à Macdonald (Conservateur), puis de Laurier jusqu’au Trudeauisme (Libéraux). Je m’en souviens tant que je m’aperçois à quel point il est crucial de se rappeler le propos de l’historien Richard Arès qui, dès 1967 (au seuil de toute l’opposition conflictuelle entre le Canada trudeauiste et le Québec d’autant plus autonomiste que jamais auparavant que resurgissant de sous le refoulement s’en activant tout autant). Arès, statistiques à l’appui, signalait que « Le Québec est la seule province à compter plus de citoyens de langue maternelle française que de citoyens d’origine française; partout ailleurs le nombre des premiers est nettement inférieur à celui des seconds. Ce qui revient à dire que le Canada français, au lieu de s’agrandir et de s’enrichir comme au Québec, s’y amenuise et s’y appauvrit »2. Or, jusqu’au Québec est dorénavant rendu au moment décisif de savoir s’il va subir le même sort que partout ailleurs au Canada ou s’il va resurgir de sous le refoulement que le fait français pancanadien subit, non plus seulement jusqu’à s’en trouver toujours confiné en le seul Québec (surtout depuis Macdonald et Laurier), mais jusqu’au sein du Québec. Ce moment décisif s’est inauguré depuis 1998-2000 en modifiant l’article 93 de la Constitution de l’AANB. De sous la radicalisation trudeauiste par un multiculturalisme multiethnoracialisant jusqu’au multiethnoracialisme (selon qui monopolise la capacité d’accuser d’ethnoracisme) s’enreligiosant tel, depuis 1982, il s’agit d’y résister et de déconfessionnaliser ses écoles et les rendre linguistiques, donc au plus près et le plus en continuité possible avec la langue maternelle française dont parle Arès, si inconscient ce lien soit-il resté jusqu’à présent. Ladite origine française faite origine ethnique à noyer parmi d’autres selon le Canada trudeauiste faisant accroire qu’elle serait privilégiée par le Québec à combattre pour cette raison, ne prévaut au contraire que hors Québec, justement parce que beaucoup plus enfoncé sur la voie de l’assimilation, de sorte que la pyramide des âges s’y inverse plus radicalement et fait que plus de gens âgés parlent français que les plus jeunes, si nés au pays, certes, mais y compris si issus de l’immigration que le fédéral cherche à contrôler autant là qu’au Québec et qui y subit et y prend néanmoins part au taux accéléré d’assimilation y ayant cours. Étonnant paradoxe trudeauiste: faire accroire à un nationalisme ethnique au Québec pour l’y attaquer et créer les conditions l’en faisant accuser d’ethnoracisme, alors qu’il y est tout au contraire diffracté et repris depuis la langue maternelle française, là où tout à l’inverse, il prévaut seulement hors Québec. Sans jamais tenir compte de cette abyssale différence entre les deux pour ne plus l’aborder qu’à l’envers depuis son interversion totale par le processus assimilateur lui-même, s’implante et se renforce le trudeauisme. Bien sûr, il peut y avoir un nationalisme et il peut même être en partie ethnique au Québec, mais il ne l’y est jamais exclusivement et pleinement que par sa forge trudeauiste, du fait d’être tant anhistorique et asociale qu’inapte à tenir compte d’une distinction aussi simple et fondamentale que celle entre l’origine française, pouvant alors être dite ethnique, et la langue maternelle française à travers laquelle elle se diffracte et qui l’en module seulement au Québec (à l’échelle sociale, bien avant qu’individuelle) a contrario de tout ce que ce trudeauisme en promeut hors Québec, en méconnaissant totalement les faits statistiques de base pourtant mis au jour au moins dès Arès. Jusqu’à Statistiques Canada et ses adeptes en poursuivent le biais jusqu’au sein du Québec et faussent littéralement autant la définition de la langue maternelle (faute de cette sous-jacente distinction de base quant à la question ethnique relativement à la question linguistique autrement plus clairement et distinctement sociale, car d’emblée commune plus que seulement individuelle) et des francophone/anglophone/allophone, autant par définition qu’en sa façon d’en faire la répartition statistique, comme Charles Castonguay les en dénonce incessamment, mais sans mettre au jour sa source foncièrement idéologique qu’est ce biais multiculturaliste fait multiethnoracialiste enreligiosant par lequel littéralement les intervertir totalement: si l’anglicisante « common law » est si opérante, c’est sur la base de la sous-jacente non-distinction entre l’origine ethnique (pouvant être faite multiethnoracialiste) et la langue maternelle (pouvant être assimilée à ce qu’en fait le bilinguisme officiel trudeauiste l’en tronquant de toute assise socioculturelle pourtant a contrario prévalante au Québec, à la façon dont il a tronqué le Rapport Laurendeau-Dunton de son biculturalisme au profit du seul bilinguisme). C’est sur cette base d’autant mieux factuellement cernée que défaussée qu’il peut être possible de mieux poursuivre le « but de renforcer l’autonomie du droit civil québécois par rapport à l’influence de la common law »3, car c’est la relation entre faits et droits qui peut être assainie et décolonisée, là où Mark Carney se soucie seulement de « un droit est un droit », mais déconnecté de sa pertinence exigeant d’en cerner d’emblée le rapport avec les faits, auprès desquels se repérer et s’ajuster, plutôt que s’y surimposer et les manipuler et réifier.

Si jusqu’aux faits soi-disant statistiquement recensés sont biaisés en fonction d’une telle idéologie trudeauiste s’opérant depuis un anglicisant biais juridique foncier, comment tout droit canadien, du plus local jusqu’à la Cour suprême, pourrait-il faire autre chose que les entériner et les faire s’en diffuser toujours davantage, jusqu’à l’assimilation finale de tout fait français ? La raison en semble fort simple: dans la droite lignée de l’article 93 de l’AANB, mais en en transfigurant les droits constitutionnels linguistiques (1867) en droits officiels linguistiques (1969-1982), la grande préoccupation du Canada trudeauiste est de ne retenir des Pères de ladite Confédération (qui était tout au contraire un Dominion cherchant à se faire paraître une Fédération) que la tendance à

« sauvegarder les droits à l’enseignement, en anglais, de la minorité protestante du Québec. S’appuyant sur le même principe, le Canada français a toujours associé jusqu’ici, hors Québec, école confessionnelle et école catholique. L’histoire a montré, hélas, que ce qui est vrai, juste et équitable pour la minorité (protestante et de langue anglaise) du Québec, ne l’est pas nécessairement pour celle (catholique et d’expression française) des autres provinces »4.

Cet impérialisme colonialiste a été radicalisé lorsque Trudeau père a massacré le Rapport Laurendeau-Dunton, pourtant censé rectifier cette insuffisance fondamentale, pour l’en tronquer de son biculturalisme, a fortiori si évocateur du binationalisme, au profit du seul bilinguisme officiel et ce, toujours plus « official languages », en anglais, dont les « langues officielles », en français ne sont plus que des décalques. Le bilinguisme officiel établi par Trudeau père en est d’autant de part en part fallacieux, en faisant accroire qu’il s’agirait d’une symétrie de majorités anglaise dans le ROC et française dans le Québec avec minorités inverses correspondantes, ce qu’elles n’ont jamais été, du moins pas statutairement, même si pouvant sembler l’être par densité numérique sociodémographique, elle-même tronquée et inversée en sa primauté numérique non plus tant relative qu’absolue (« là où le nombre -ainsi biaisé le justifie », il peut y avoir tel ou tel service), d’où le caractère anhistorique et asocial foncier du trudeauisme pouvant tout en rendre si individuel qu’individualiste et uniquement collectivisable tel, au sens ethnoracial laminant le social. Le tout, selon un toujours plus occulte Canada toujours plus foncièrement anglicisant par impérialisme juridique de la « common law » individualiste sur tout droit civiliste québécois (et a fortiori s’il y avait l’ombre d’une chance que ce puisse être civiliste jusqu’en le Canada français hors Québec où a contrario l’en rendre de facto carrément impossible). Ceci se radicalise, par-delà le refoulement inaugural (sous Durham, Elgin, Macdonald et Laurier), depuis le Rapatriement unilatéral de la Constitution canadienne par le même Trudeau père sans et contre le Québec, à l’image du Canadian s’imposant et parachevant la Conquête, non plus seulement du Canada, mais dorénavant celle du Canadien, autrefois identiquement Français. Le fait français pancanadien a été si bien refoulé dans le seul Québec depuis l’affaire Louis Riel qu’il s’y découvre s’y affirmer tant Québécois qu’oublier sa propre histoire du Canada Laurentien au cœur de la Nouvelle-France, au point de lui abandonner et lui permettre de transfigurer le Canada de l’AANB en Canada trudeauiste, ce qui est sur le point de se radicaliser encore plus par le carneyiste ministère des Culture et identité canadiennes, ensuite identité et culture canadiennes, aucunement un ministère canadien d’emblée appelé à se situer et faire place à un ministère québécois correspondant.

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