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2) Créer des forums de dialogue propice à la temporisation selon un imaginaire politique onusien

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L’ONU pour assurer sa mission centrale de la paix mondiale (que son CPS devrait favoriser, mais qui l’entrave souvent) et de l’amélioration du développement humain censé s’y produire se doit de prendre acte que si elle ne peut endiguer la course généralisée à l’armement, elle peut au moins créer un forum de sa temporisation et d’abord d’un éventuel dialogue. Et ce, là même où les impérialismes majeurs, autrement, ne songent tous (qu’ils soient étatsunien, russe ou chinois) au contraire qu’à s’imposer unilatéralement et d’abord idéologiquement, en prenant le contrôle du langage et, par là, de toute sous-jacente image véhiculée du réel à réifier en le faisant s’y plier et ce, à sa fantaisie (autant à la source de cette image que biaisée en ses affections pour l’en infléchir à leur seul propre profit), donc à sa guise. L’action arctique (surtout si étayée de la concertation entre Europe et Canada) face à l’impérialisme étatsunien et plus secondairement, russe et chinois peut se doubler d’une action asiatique, car comme l’Allemagne, le Japon est en train de se réarmer et se dit prêt à défendre, en plus de ses propres eaux territoriales, aussi Taïwan face à la Chine, malgré les hauts cris poussés par celle-ci1, à l’image de ceux poussés par les États-Unis trumpiens en l’hémisphère dit occidental. Quand on sait que Taïwan fabrique plus de 90% des puces électroniques les plus avancées sur la planète, l’impact peut frapper au cœur du ressort le plus essentiel de toute l’économie mondiale. Les États-Unis arment aussi les Philippines. S’ils s’engageaient dans une éventuelle guerre avec la Chine, ce serait probablement leur tête de pont. Surtout, s’il y avait coordination avec l’axe se développant déjà de lui-même depuis le Japon. Moyen-Orient où la guerre étatsunienne-israélienne est livrée à l’Iran (et à tout ce qui de la région ne se plie pas autant que voulu au néosionisme, d’étatsunien à judéen), front russo-ukrainien, conflit en mer de Chine, sans parler du fait que la précédente frappe étatsunienne en Iran n’y est suivie de nouvelles qu’en y problématisant ses rapports étroits avec la Russie et la Chine, plus toutes les autres prétentions étatsuniennes sur le Groenland, le Canada et ailleurs, ça commence à faire beaucoup, même pour la 1re puissance militaire de la planète, a fortiori si désirant faire un tant soit peu l’économie du militaire au profit de l’économie à travers laquelle tout réduire et transformer en transaction commerciale pour s’enrichir personnellement à et via la présidence des États-Unis. Menacer pour obtenir des concessions est une chose, avoir maille à partir partout en est une tout autre. Ça s’appellerait une 3e guerre mondiale. Les impérialismes procèdent donc par la périphérie pour affecter plus indirectement tout autre centre leur faisant compétition, ce qui crée la multipolarité, sans mener à des engagements trop directs qui, eux, mèneraient à une telle conflagration panplanétaire.

Les impérialismes hiérarchisent. Ils ne s’imposant l’un à l’autre entre eux que jusqu’en tout un chacun venant s’inscrire en leurs lignées respectives selon des écarts de puissance, allant de la leur, au sommet, aux autres leur étant plus ou moins moindres. S’en constitue l’ontologie, au seuil de toute métaphysique, a fortiori en s’exprimant d’emblée en termes d’hénologie qu’est être si sans être un et en être ainsi soi, même si aussitôt diffracté en maints egos condensés en toute tête de toute lignée cela soit-il?

Il est crucial de noter que vers 2029-2030, même si France, Angleterre, Pologne et Suède n’en seront pas si loin, l’Allemagne aura probablement pris le leadership dans le marché européen des Foreign Military Sales (FMS) au point de commencer à pouvoir faire compétition et peut-être briser un tant soit peu le monopole de ce qui s’en instaure depuis les États-Unis depuis plus de trente ans. Vient aussi de surgir une entente internationale (incluant l’OTAN) pour constituer une Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (DSR) dans l’ensemble des chaînes d’approvisionnement à mieux financer et sécuriser (au ressort de quelque capacité productrice de toute entreprise dont initier et faire s’accroître quelque processus économique capitaliste que ce soit). Son siège social sera au Canada en vue de financer surtout des PME y contribuant ou en prenant le virage, PME dont le Canada et maints pays sont pourvus et qui se distinguent des géants, en particulier étatsuniens, déjà en place. C’est à se demander pourquoi ce n’est pas implanté d’abord dans le civil d’où assainir ainsi à la base et de façon beaucoup plus large et radicale toute logique capitaliste en maints autres secteurs. Vancouver, Toronto et Montréal sont sur les rangs, l’Ontario cherchant à promouvoir Toronto et l’unilinguisme anglais en recalant avec le Québec (risque de référendum, de lois linguistiques axées sur le français…), Montréal (pourtant plus bilingue, voire trilingue, donc plus proche en sa réalité, du bilinguisme officiel autant canadien, ne se maintaining que parce que croissant au Québec alors que décroissant hors Québec, qu’otanien). Même si l’ONU promeut la paix, il reste que les conditions réelles des relations interétatiques susceptibles de briser un monopole militaire peuvent être l’occasion d’un dialogue à instaurer, car il ne peut y avoir de paix que celle que tous veulent se donner. D’autant que ces conditions réelles s’y prêtent. Ce dialogue transatlantique est-il susceptible de mieux introduire à celui entre les impérialismes étatsunien et chinois, sans parler du russe, jusqu’en ces divers fronts? L’ONU offre un Forum. Surtout s’il y a CI.

Bref, il est crucial que l’ONU commence à cultiver son propre imaginaire géopolitique et se le donne à ancrer en sa géophysique sous-jacente à laquelle l’ajuster afin d’y créer un référentiel commun où tous les autres devenirs géopolitiques, jusqu’aux plus impérialistes, pourraient venir s’articuler. Et cet imaginaire peut même être géopolicoéconomique. Une éventuelle entente commerciale par le CPTPP (Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership), entre Asie, Europe et Canada, peut créer un substrat plus démocratiquement propice et moins dépendant des tensions interimpérialistes. Dès son 1er mandat présidentiel, Donald Trump a retiré les États-Unis des démarches visant à établir un partenariat transpacifique global avec les pays asiatiques. Or, la plus forte croissance économique mondiale est en Asie et n’est pas extérieurement gérable et manipulable, même par les États-Unis. Des partenariats peuvent prévaloir sur les impérialismes, a fortiori si un jour jusqu’en l’impérialisme des FMS à d’autant tempérer. L’ONU peut les imaginer, voire saluer. Surtout que l’ONU est souvent prise à devoir s’appuyer sur des instances externes comme l’OTAN pour s’étayer en sa mission de paix et sécurité d’où créer des conditions plus favorables au développement humain, ce à quoi une croissance harmonieuse du CPTPP peut aussi contribuer.


1 Craignant que la Chine puisse couper l’approvisionnement en terres rares (minéraux critiques), le Japon espère s’autonomiser suite à la découverte d’un mégagisement, même si à une profondeur de plus de 5000 mètres marins près de l’île de Minamitori-shima, dans sa zone économique exclusive. L’entente entre Japon et États-Unis va dans le même sens. Donald Trump est même prêt (par juridiction extraterritoriale) à étendre les pratiques jusqu’en et malgré le fait qu’il s’agisse d’eaux internationales et si problématiques soient l’exploration et surtout l’exploitation commerciale. Encore une fois: enjeu des ressources au point de départ des chaînes d’approvisionnement et de toute productivité capitaliste, de sa géophysique via sa géoéconomie à sa géopolitique, paix et sécurité incluses, donc là aussi CPS. Le Japon, après l’Arabie Saoudite, est le 2e acheteur d’armement étatsunien. Il en exporte et est aussi en train d’armer ses îles près de son allié Taïwan contre la Chine.


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3) Prendre le leadership des puissances moyennes et faire que la hiérophanie s’aperçoive prévaloir de sous toute hiérarchie


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