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6) Que l’ONU travaille ses méthodes de travail pour magnifier le développement humain en le CI en regard de paix et sécurité au CPS

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Nous entrons de plain-pied dans les droits humains et en l’axe onusien si crucial du développement humain (jamais individuel que d’emblée social). L’ONU est appelée à travailler sur ses méthodes de travail pour mieux travailler à ses grandes missions, selon des doubles actions exigées par les doubles défis se révélant surgir lors de l’inversion de logique, surtout de travail. Plus tout ce qui peut s’apprendre des premiers peuples en tant que Premières Nations sans États et irréductibles aux nations d’emblée encarcanées en des États, surtout si l’international, a fortiori onusien et axé sur le développement humain, se fait interétatiser en le CPS. On s’en aperçoit, un Conseil indépendant axé sur le développement humain (s’intégrant l’humanitaire, le développement durable et les droits humains, à savoir ainsi jamais individuels que d’emblée sociaux) et ce, relativement au CPS permettait à l’Assemblée générale de l’ONU de s’en autonomiser. Et ce, d’autant mieux que pouvant enfin y aborder l’enjeu crucial fort international au ressort et jusqu’en toute interétatisation, a fortiori lorsque se faisant interimpérialiste, surtout si du sein de son CPS d’où risquer s’en faire invalider autant de l’intérieur que de l’extérieur.

Comprenons bien qu’il faut d’abord que la société civile puisse se constituer et exister pour pouvoir s’éveiller et demander à son État de franchir le pas de la confiance faisant s’engager en une diplomatie multilatérale démocratique à l’ONU. Par exemple, suite à l’attentat terroriste sur le World Trade Centre le 11 septembre 2001 (et Ariel Sharon en profitant pour déclarer terroriste toute autorité palestinienne arabe et pour favoriser l’émergence du Hamas assassinant le Fatah en vue de s’en assurer, avant que Netanyahu le finance sans trop s’apercevoir que c’est pour creuser ses tunnels et se retourner contre son propre promoteur israélien en octobre 2023) et suite au prétexte de pouvoir prolonger la 1re Guerre du Golfe Persique par une 2e unilatéralement décrétée, mais ressemblant fort à la quête d’un bouc émissaire sur lequel se défouler, les États-Unis ont envahi l’Irak en 2003 sans l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU. La mission de l’ONU en a été modifiée pour se subordonner aux intérêts étatsuniens et l’ONU a subi un attentat terroriste à l’hôtel Canal. Comment protéger les humanitaires onusiens aidant les populations, mais aussi les civils et non-combattants, sur les lieux de conflits armés, voire s’assurer du soutien international pour éduquer les belligérants (s’ils veulent bien l’être) comme toute nouvelle dimension des paix et sécurité à promouvoir jusqu’en tout leur contraire ? En 2006, Kofi Annan voulait limiter, voire éliminer le droit de veto en cas de crimes contre l’humanité qui ne sont pas sans conséquences dramatiques jusqu’au sein des grandes puissances. La France porte cette position depuis 2013. Cette initiative est depuis lors supportée par une centaine de pays. Par contre, le CPS n’aurait pu être initialement constitué si les grandes puissances s’y intégrant avaient pu y être mises en minorité, d’où le veto. Le problème est surtout que le CPS, via le Conseil de Sécurité plus large, est fait l’exécutif de l’ONU et décide au-delà des paix et sécurité qui en relèvent, ce qui devient abusif en impliquant jusqu’au développement humain (s’intégrant l’humanitaire, le développement durable et d’abord et surtout les droits humains, à savoir jamais individuels que d’emblée sociaux, dès la forge des sociétés civiles), voire le vire en son contraire, ultimement les crimes contre l’humanité.

Surgit la question de l’impertinence du CPS en s’étendant des paix et sécurité jusqu’en l’axe de développement humain, ce qui vire à l’envers ce qui serait sensé, à savoir ce qui irait plutôt du développement humain jusqu’à faire s’en sonder paix et sécurité susceptibles d’en constituer les meilleures conditions possibles, bien au-delà de ce que crée le CPS. Bref, que le CPS puisse éventuellement créer des conditions plus ou moins propices au développement humain ne signifie aucunement qu’il soit apte à rendre compte du développement humain, ni à faire passer ces conditions des moins aux plus propices, à savoir fort à l’inverse de leur inversion que, laisser à lui seul, il tend si usuellement à instaurer. Bien noter que toute pensée n’émerge qu’en une conscience devenant un tant soit peu apte à s’apercevoir d’une telle opération faisant tout se de-/re-doubler en sens inverse d’une sous-jacente inversion pesant jusqu’en l’endroit qui est issu de la réalité et qui, s’il n’est restauré, en est refoulé et ne parvient plus à transparaître un tant soit peu que de part en part réifié depuis ce qui en est mentalement toujours plus idéologiquement figé. Autrement dit, le veto au sein du CPS renforce l’inertie mentale au point de tant faire hyperfocaliser sur les paix et sécurité que d’empêcher de penser vraiment au développement humain. Y penser est préalable à pouvoir le penser.

D’où la proposition de constituer un Conseil Indépendant du CPS qui permettrait à l’Assemblée générale de se rendre un tant soit peu davantage autonome. En vertu de l’Article 22 de la Charte de l’ONU, l’Assemblée générale peut créer les organes subsidiaires qu’elle juge nécessaires à l’exercice de ses fonctions. De plus, elle élit les membres non permanents du Conseil de Sécurité et elle « peut également agir en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix ou d’acte d’agression, si le Conseil de sécurité n’a pu agir en raison du vote négatif d’un membre permanent. Dans de tels cas, conformément à sa résolution intitulée « L’Union pour le maintien de la paix » du 3 novembre 1950, l’Assemblée peut examiner immédiatement la question et recommander à ses membres d’adopter des mesures collectives pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales ». Le problème est les tensions interimpérialistes entre trois des membres du CPS, car elles invalident l’ONU autant de l’intérieur que de l’extérieur, jusqu’au point de faire jouer de façon éhontée leur droit de veto jusqu’en les crimes contre l’humanité qu’ils peuvent perpétrés ou favorisés par des tiers, mais son Assemblée générale peut, dans ses limits propres, envisagées toutes les possibilités qui viennent d’être signalées et, avec le temps, instaurer une éventuelle nouvelle dynamique davantage apte à mieux équilibrer le tout. De plus, le Groupe ACT (Accountability, Coherence and Transparency), créé en 2013, sous la coordination de la Suisse, s’est employé autant à revitaliser les travaux de l’Assemblée générale qu’à améliorer les méthodes de travail du Conseil de Sécurité, voire pour inciter à améliorer les relations entre les deux. Selon https://docs.un.org/fr/A/72/514-S/2017/846, « Le Groupe ACT rappelle qu’il incombe à tous les membres du Conseil de sécurité d’adopter par consensus une recommandation relative à la nomination du nouveau Secrétaire général, qui sera soumise à l’Assemblée générale ». Et « ce dernier doit procéder en toute indépendance à la nomination des hauts fonctionnaires de l’Organisation, dans le respect des principes de répartition géographique équitable et de représentation équilibrée des sexes ». Bref, « Si l’Article 97 de la Charte prévoit que le Secrétaire général est nommé « sur recommandation du Conseil de sécurité », l’Assemblée est le seul organe investi du pouvoir de nomination. »

L’ONU, par son secrétaire général, n’en est pas à son premier énoncé d’avoir à se réformer. Le changement s’accélérant, il lui faut d’autant apprendre à incessamment s’adapter, ce qui est au fond l’exigence réelle sous le récurrent mantra d’avoir à se réformer. Il lui donc bien concevoir et théoriser le changement en cours et s’y adapter du mieux possible en temps réel. Sinon, elle risque de souffrir en sa légitimité, si elle peine trop à arbitrer et consensualiser ce qui risque d’être uniquement happé par d’autres instances plus promptes aux rapports de force, d’autant que les principales tensions interimpérialistes y sont d’emblée disposées et jaillissent de son propre CPS qui tend à l’invalider autant à l’interne qu’à l’externe. Gouvernance partagée versus gouvernance multipolarisée qui, livrée à elle seule, s’exacerbe et tend à l’en paralyser, de fait l’invalider?

Le CPS n’est pas représentatif. Ses représentationnelles mises en scène sont idéologiquement préorientées. Le droit de veto ne peut y être sujet à une improbable limitation que par l’accord de ses membres qui s’en gardent, car ils n’y voient que le risque d’être mis en minorité et s’en tiennent à leur privilège d’en faire à leur seule tête, quitte à tout paralyser quand ça ne fait pas leur affaire. Ce nœud circulaire camoufle le véritable problème: le CPS n’a plus aucune pertinence, car il s’est constitué contre l’Allemagne (et l’Italie et le Japon) au sortir de la 2e Guerre mondiale et, au XXIe siècle, ce n’est plus elle, mais les impérialismes de trois membres du CPS qui font mondialement problème. Si la sociale-démocratie allemande perdure et parvient à résister à ses propres tendances extrémistes (dont l’AfD) qu’attisent les États-Unis et que la Russie cherche à assimiler à un atavique nazi jusqu’en les forces armées ukrainiennes, elle peut faire perdurer l’humain et les droits humains, jamais individuels que d’emblée sociaux. Or, l’hyperindividualisme étatsunien trumpien, se collectivisant tel aléatoirement à sa fantaisie, et les régimes chinois et russe, par une collectivisation d’emblée structurale s’imposant aux individus depuis un Parti unique où trône une figure unique, cherchent à faire éclater l’humain et les droits humains en deux sens inverses se codéployant en miroir, en divergence systémique d’ensemble. Des roitelets, selon Africonova et le politicologue camerounais Mbembe: « Le terme « roitelet » désigne un chef d’État qui exerce un pouvoir personnel, centralisé, souvent au détriment des institutions démocratiques. Il s’agit d’une figure qui, sous couvert de stabilité ou de renouveau, marginalise les contre-pouvoirs, instrumentalise la justice et fait de la force un outil politique central. »2

Et nous avons aperçu de semblables problèmes d’Europe en Amériques, en Afrique, en Asie, en Océanie, et ce, partout, des peuples autochtones aux autres peuples s’étant ajoutés aux leurs. D’où l’importance de la constitution d’un Conseil Indépendant du CPS pour mieux se repérer et s’ajuster dès la géophysique ainsi intercontinentalement en cause jusqu’en la géopolitique à y mettre en jeu. C’est l’ONU entière qui exige de se reconstituer un équilibre plus dynamique et adaptatif. L’ONU peut se proposer, par son Assemblée générale et via un tel CI dont elle se doterait, un langage plus unifiant par lequel devenir mieux apte à cerner et formuler les problèmes à aborder et pouvoir les traiter selon des doubles actions appropriées, là où il n’y a autrement trop souvent que double langage purement idéologique fort partiel et partial et même ouvertement schizophrénant, sinon plus subrepticement opérant et donc hypocrite, ne laissant place à d’autre réalité que réifiée et encarcanée. Et si ce double langage (ladite langue fourchue) a particulièrement fleuri en les sociétés dites occidentales, c’est que la Modernité y a d’abord émergé et ce, en tronquant l’humain tellement au profit de ce qui en est individuel, jusqu’à l’individualisme, voire l’hyperindividualisme (aux États-Unis), qu’au détriment de ce qui en est d’emblée social, surtout quant à la culture en cause, ce dont le miroir ne cesse de rebondir toujours plus intensément en sens inverse au fur et à mesure que resurgissant toujours plus de sociétés dites orientales, à savoir des confins de l’Europe de l’est (la Russie) à l’Asie (surtout la Chine), etc., sans rien pouvoir y comprendre tant que ne renouant pas avec leur propre inconscient resté en plan en leur sous-jacente Renaissance. Or, tel est ce qui fait problème en le CPS à même l’ONU qui s’en trouve d’autant paralysée qu’invalidée à la fois à l’interne et à l’externe. Il reste donc à renouer avec sa propre sociohistoricité et à s’apercevoir en son propre devenir, jusqu’en ce qui le fait se heurter d’autant à son propre inconscient fort intérieurement opérant qu’au refoulé s’en projetant et lui revenant d’autant extérieurement l’en hanter. Y renouer vise à dénouer l’impasse entre l’ONU et son CPS qui ne peut l’invalider que depuis son impertinence foncière, ce qui est autrement plus grave qu’une simple déficience de représentativité et qu’un usage abusif du veto, surtout si se leurrant en se faisant accroire qu’un Conseil de Sécurité plus large (sans veto) pourrait y pallier, mais au prix de ne jouer que de façade et d’occulter cette faille abyssale sous-jacente.

L’aperception sociohistoricisante du devenir humain (jamais individuel que d’emblée social) est l’assise d’où pouvoir aborder le développement humain (humanitaire, développement durable, droits humains) selon le CI dont l’Assemblée générale peut se doter pour s’autonomiser de son propre CPS et de là, y reconsidérer sa quête de paix et sécurité en constituant des conditions recherchées plus que moins propices. Se constituer au ressort de se constitutionnaliser et s’en articule selon quelque éventuel trait d’union entre nation et État. Il est crucial de s’apercevoir que ce trait d’union ne se présume plus au point de se faire accroire donné et au contraire se génère pour s’en doter. Maintes nations s’assurent des paix et sécurité en acceptant un État autoritaire. Quelques nations s’essaient à se doter d’un État plus démocratique, mais ne peuvent aucunement y parvenir sans s’y faire reconnaître juridiquement. Un tel État exige de se mesurer de façon critique à toute raison cynique, si pour se sortir d’incessantes crises produites par quelque blocage idéologique qui s’implante et s’opère fantaisistement pour se conforter statutairement du majoritaire au minoritaire, l’en marginaliser et se l’assimiler malgré lui, soit cruellement affiché tel, soit subrepticement, ce qui en tous les cas n’est pas sans géopolitique constitutionnelle.


1 Mohammed Lotfi, La politique canadienne. Ouvrir une école, c’est fermer une prison. (Victor Hugo). J’entends hurler!, dans L’Aut’Journal, mars 2026, n° 444, p. 11.

2 Kagame, Poutine, Trump: Le retour des « roitelets » africanova.info, 26 juin 2025. Plusieurs autres pays sont cités, États-Unis, Russie et Chine figurent sous le titre « Les grandes puissances et l’impunité », ce qui rejoint l’enjeu véritable du veto au CPS pour protéger leurs propres intérêts, écarter les droits humains (voire les faire éclater avec l’humain) et se soustraire à maintes autres instances onusiennes internationales, dont la CPI (Cour Pénale internationale). L’émergence de l’humanité depuis et jusque hors Afrique se fait par voie transatlantique vers l’Ouest, via l’Europe, jusqu’aux Amériques, dont les États-Unis, et vers l’Est, dont la Chine, mais aussi vers la Russie, via laquelle la migration initiale a mené aux Amériques, voire inauguré la voie transpacifique.

3 Signalons qu’un juge de la Cour suprême s’est récusé et qu’un autre a dû se retirer pour éviter une éventuelle égalité que pourrait créer un nombre pair de juges.


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Dossier : Géopolitique constitutionnelle canadienne et québécoise


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