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Corollaire #3: Culture et identité canadiennes sans les Canadas1?

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Corollaire #3: Culture et identité canadiennes sans les Canadas1?

Confronter le Fédéral sur ce que peut être un ministère culture et identité (ou identité et culture) canadiennes, non plus idéologiquement jusqu’à en réifier le réel par homogénéisation unitaire bénéficiant à l’anglicisation sur la francisation comme du majoritaire au minoritaire par asymétrie unilatérale, mais à l’inverse, en partant des réalités en cause, surtout si le Fédéral prétend que ce peut être sans autant un tel déploiement biasymétrique faisant resurgir les Canada français, dès son foyer québécois, et Canada anglais (corollaire #1) qu’une telle tension constitutionnelle dialogique d’autant entre les deux qu’entre 1867 et 1982 (corollaire #2).

Du point de vue de la dynamique interne québécoise confrontée à un tel contexte qui la problématise et dont dégager sa propre quête de sens, « Il faut noter que dans l’histoire du Québec depuis Champlain, l’importance de l’Église a toujours été inversement proportionnelle à la faiblesse de la collectivité; c’est-à-dire que son rôle a toujours diminué dans les périodes d’expansion et de développement des pouvoirs et des projets collectifs (1660-1760; 1800-1838; 1945-1968) et augmenté dans les périodes de faiblesse et de repli idéologique (1534-1660; 1760-1800; 1840-1940) » (Bourque, 1970, p. 328).

Si les deux progressions et les deux alternances des deux premières périodes respectives semblent assez bien coller à la réalité (du régime français, puis du régime britannique jusqu’au rapport Durham, au seuil de Canadas Unis censés constituer un Canada Uni), qu’en est-il de la 3e, à savoir celle de 1840-1940, pouvant aussi être dite Le siècle de Mgr Bourget (1840-1960) se caractérisant selon Jean-Claude Dupuis par l’initiale emprise catholique ultramontaine (se plaçant sous le pape et donc Rome) avant ladite erreur papale de 1870, ironiquement en train de proclamer le dogme de l’infaillibilité papale, mais favorisant le catholicisme libéral et menant en politique à la prise de pouvoir par le Parti libéral (1896-1936) conforté par l’encyclique Affari vos (1897)2 en regard de 1945-1968, voire de tout le siècle s’ensuivant (1940-2040)? Que devient le rapport entre l’Église et les pouvoirs et projets collectifs, mais en tant que portés par une montée nationaliste canadienne-française devenue québécoise et aspirant à conjuguer toujours plus sa culture et sa transmission éducative scolaire avec la laïcité au fur et à mesure que son affirmation étatique est toujours plus appelée à se mesurer à un État fédéral canadien assoiffé de ne plus tant camoufler son propre nationaliste et l’en exercer subrepticement comme sous l’ère trudeauiste que, sous l’ère initiée par Mark Carney, d’imposer plus ouvertement ses programmes nationaux (surtout face aux États-Unis trumpiens) et d’en être encore bien plus centralisateur et unitaire que fédérateur et « postcolonial » ? Tentative de faire s’intérioriser ce subreptice jusqu’en culture et identité et de faire consentir à se l’imposer et fût-ce au prix de s’en subvertir jusqu’en tout un chacun, surtout pour limiter la portée de la clause dérogatoire à risque de rétablir le social face à l’individuel en tout humain, d’abord au Québec, mais aussi ailleurs, pour l’instant principalement en Alberta (d’où avait déjà surgi le Reform Party ayant fusionné et fait se convertir le Parti Progressiste-Conservateur en seulement Conservateur, dont les politiques sont néanmoins en train de se faire avaler par le Parti Libéral depuis Carney)? La différence par rapport à l’hyperindividualisme étatsunien laminant d’emblée et directement le social en tout humain est que l’individualisme canadien, s’imposant depuis Trudeau père, mais non sans s’en contrarier, crée une constitutionnelle clause dérogatoire où confiner le social et se le rendre manipulable pour s’en alimenter de manière subreptice, ce qui exige et revient donc à ne l’en laminer qu’indirectement. Cette manière, comme toute manière, est culturelle. D’où un ministère culture et identité, sinon identité et culture canadiennes, sous Carney. L’identité est au cœur de toute culture, mais ici, une culture identitaire individualiste exige de s’avaler jusqu’en la culture, le fait qu’elle se génère socialement, ce à quoi contribue le multiculturalisme laminant le social en ethnoracial, lui-même simple collectif de tels individus censés n’être psychiquement qu’individualistes. Tout s’en radicalise tant à l’image et dans le sens de Constitution de 1982 que, de l’individu individualiste se mettant à prévaloir et à s’imposer à tout autre censé ne plus que l’environner, s’en généralise la tendance à privatiser les profits et socialiser les coûts et ce, jusqu’en l’environnement naturel, d’où Steven Guilbeault qui ne peut plus en être la caution et démissionne.

Il devient d’autant crucial de réévaluer la forge et l’émergence des divers partis politiques depuis qu’Elgin les a fait se superposer aux Canadiens, autrefois identiquement Français, et se distancier de leurs Lumières issues des Patriotes et pour faire courir et s’accentuer en sous-main l’assimilation. Celle-ci s’accentue de Durham, via Elgin (déjà parfaitement syntonisé avec la quête par LaFontaine et Balwin d’un gouvernement responsable), autant chez les Conservateurs (dès Macdonald) qu’a fortiori chez les Libéraux (de Laurier aux Trudeau), voire en ceux-ci en train de s’avaler massivement les politiques de ceux-là (depuis Carney). Face aux dénominations politiques stériles et dorénavant totalement inefficaces au XXIe siècle entre gauche/droite faites libérale/conservatrice, sans parler de la dérive de la question du sexe via celle des anglicisants « genders » en genres, il serait possible de réviser toute émergence politique, de quelque orientation qu’elle soit, à partir de la biasymétrie neurophysiologiquement constitutive de tout humain faisant que tout un chacun n’apparaît statistiquement privilégié d’orientation droite qu’en pouvant s’apercevoir d’intracorporel (donc individuel) en intercorporel (donc social) alors susceptible de l’en suraccentuer tel jusqu’à l’en déséquilibrer vers une droite plus extrême, certes, mais aussi de l’éveiller à sa propre exigence de s’en équilibrer vers la gauche, sans s’en radicaliser vers une gauche plus extrême. Un politicien et de là, un parti politique conservateur, dit de droite, serait celui qui, en accentuant la distinction intracorporelle statistiquement privilégiée (souvent dite dominante) chez la plupart, accentue par le fait même autant sa teneur individuelle que son orientation statistique vers la droite, sans parler de l’usage pouvant s’en trouver renforcé de sa droite faisant en être droitier. Un politicien et de là, un parti politique, si de tendance démocrate non seulement libérale (toujours à risque de dériver et d’uniquement collectiviser tel quel l’individualisme conservateur de droite et d’en dénaturer toute social-démocratie), mais d’emblée sociale, serait celui qui n’aperçoit plus en l’individuel intracorporellement statistiquement orienté vers la droite qu’un symptôme et un indice de son devenir intercorporel, d’emblée social, surtout en face à face entre les individus, donc en miroir intervertissant gauche/droite entre les deux. Comment s’apercevoir en son miroir, sans et a fortiori plutôt que s’y faire dominer et instrumentaliser ?

Toutes ces nuances, même si elles ont été philosophiquement mises au jour par maintes publications récentes s’intégrant maintes données physiques et physiologiques ontogénétiquement, sociogénétiquement et phylogénétiquement pertinentes (Yvan Morin, de 2022 à 2026), ne pourraient être plus largement étayées que si émergeait un Institut d’énantiodynamique (IE) dont la tâche serait de dépasser tous les éléments s’y trouvant déjà mentionnés et rassemblés pour les en sonder encore davantage et s’y aider d’une modélisation par Intelligence dite artificielle (IA)-au lieu de seulement se livrer tout entier à ce qui s’en autonomise et s’impose à soi-, en s’intégrant les tensions fasciales autant intracérébrales que pancorporelles organiquement interconnectantes à d’autant mieux modéliser qu’en retracer d’abord la mobilité jusqu’en son devenir. D’où l’exigence d’incessants renvois et ajustements mutuels entre ce qui fort actuellement s’en fait fasciale tenségrité (tension et intégrité), par laquelle se forge la corporelle présence à soi d’où être mieux présent au monde au point de pouvoir mieux s’y situer, et ce qui s’en modélise plus virtuellement par IA. Par exemple, même sans parler de tout le détail du processus intracorporel, un nystagmus visuel dextrogyre se redouble et se renforce en se contextualisant par une tension oculomanuelle scripturale dextrogyre qui, surtout si de la main droite comme c’est le cas le plus usuel, fait écrire plus continument de la gauche vers la droite avec retour abrupt de droite à gauche pour recommencer en passant d’une ligne à l’autre. De même lors de la lecture, dont celle à laquelle vous êtes en train de vous adonner du présent texte, même s’il est déjà possible d’en accélérer le nystagmus, si l’en lisant en diagonale et y saisissant visuellement d’un coup des groupes de mots plutôt que seulement lettre à lettre et ce, de mot à mot, etc., comme lors de l’écriture, déjà plus lente, synergique et physiquement englobante. Nystagmus inverse dans les langues sémitiques écrites. En chinois, la colonne prime sur la ligne jusqu’en ses gauche/droite, voire nystagmus lévogyre/dextrogyre en leur état d’équilibre s’en imageant, alors dit Dao, translitéré en Tao. A fortiori lorsque l’écriture est produite de façon non plus tant manuscrite que digitale (digits en anglais, numérique en français) par l’intermédiaire du clavier et de l’écran en y dis-/ré-associant les mains jusqu’en les doigts sur le clavier et la page transférée du papier le plus souvent à l’horizontale à la verticale plus ou moins angulée de l’écran. La pression de contact varie d’autant avec la tension intracorporelle en passant de plus massive (de tout le corps de debout ou couché à assis, donc en la posture le fixant et y exerçant le plus de pression sur la colonne vertébrale, d’où il se mobilise depuis son épaule en son bras jusqu’en sa main lors de l’écriture manuscrite) à un peu moins massive (par tout un chacun des doigts se mobilisant plutôt depuis tout un chacun des poignets, sauf si utilisant une souris, engageant jusqu’à l’épaule). Cette pression de contact varie selon la posture et, si elle s’exerce plutôt debout (mais pouvant passer par les autres postures), elle s’élargit dans les sports, surtout si de contact, de dual à d’équipe. Si le combat passe de physique, via le mental, à verbal, nous voici au seuil de la politique parlementaire, selon Élias. S’y aperçoit à même les actes et les mœurs la société civile perdurant jusqu’en politique.

Par-delà cette assise déjà existante, il est possible de s’interroger sur ce que sont les Partis politiques à l’Assemblée nationale du Québec, mais aussi au Parlement d’Ottawa. La Coalition Avenir Québec (CAQ) s’est constituée par un double afflux de souverainistes issus du Parti Québécois (PQ) et de fédéralistes issus du Parti Libéral du Québec (PLQ) et, selon les aléas électoraux, elle peut être à risque de les y voir refluer. On peut s’étonner que le PQ qui était de gauche a viré à droite et que le PLQ n’a pu en être un que de nom lorsque le conservateur Jean Charest, puis les autres lui ayant succédé, ont pris sa tête, jusqu’à Pablo Rodriguez directement issu du Canada trudeauiste en voie d’être carneyiste et apte à n’être plus libéral que s’avaler jusqu’au programme conservateur. Si Pablo Rodriguez a été emporté par un parfum ambiant de manières de faire libérales douteuses importées du Parti Libéral du Canada (PLC), reste à voir ce qui se passera sous Charles Milliard qui a pris sa relève et a déjà perdu son innocence au contact de ses troupes, dont son aile anglaise, voire anglicisante quant au statut du français (glissant de seule langue officielle à pourquoi pas bilinguisme officiel canadien s’en québécisant et compensant l’hors Québec s’anglicisant, du fait toujours plus accompli imposé au droit censé s’ensuivre), à la laïcité, à l’usage de la clause dérogatoire, etc. Du fait que les Partis politiques se sont démultipliés, le PLQ ne peut plus seulement s’opposer à la façon du PLC trudeauisé au PQ, sur le modèle du Canada hypercentralisateur et homogénéisant dans le sens de l’anglicisation (selon des taux relatifs aux asymétries toujours plus accrues hors Québec) au Québec (qui, si français soit-il, se bilinguise au point de compenser et de seul faire que le bilinguisme maintienne la moyenne canadienne de 18%, selon même Statistique Canada). Par le perdurant gouvernement fédéral libéral, si ratée soit son implantation provinciale québécoise à relent trudeauiste (via Pablo Rodriguez), mais restant apte à s’avaler au fédéral jusqu’au programme conservateur sous Carney, on aperçoit la posture elginienne faisant se superposer gauche/droite, dites libérale/conservatrice jusqu’à s’en confondre l’une en l’autre, sur l’arrière-fond assimilateur se propageant de façon sous-jacente de Durham au Conservateur Macdonald jusqu’en les libéraux, de Laurier aux Trudeau et Carney. La population canadienne d’expression française, aux environs de 50% à l’époque de Durham, est à peine au-dessus des 30% à l’époque de Laurier et à peine au-dessus des 20% en ce début de XXIe siècle. Ses principaux vecteurs ont été l’immigration massive britannique conjuguée avec les enclosures limitant le peuplement du Québec et a fortiori de l’Ouest canadien et facilitant l’hémorragie de sa population vers les États-Unis, de 1840 aux années 19303 (siècle de Mgr Bourget axé sur l’ultramontanisme et la survivance, tant la bourgeoisie québécoise, contrairement à l’européenne, y réagissait moins, par connivence avec le pouvoir anglais partout prévalent), puis encore par l’immigration, mais multiculturellement multiethnoraciale d’emblée ethnoracialiste trudeauiste (selon qui monopolise la capacité d’accuser d’ethnoracisme, si résistant à son emprise ethnoraciale et cherchant à la conditionner par l’intégration sociale plutôt que l’inverse ainsi imposé en vue de l’en désintégrer et laminer). Si ce n’est pas de l’assimilation, qu’est-ce que c’est ? A un point tel que Carney a fait sa campagne électorale sans se soucier du fait français et fait traîner tout ce qui concerne lesdites langues officielles, car ils ne les considèrent plus qu’en les intégrant à sa visée des culture et identité à canadianiser, au sens du Canada de l’ANNB tel qu’infléchi depuis qu’il s’est trudeauisé, non du Canada laurentien (au cœur de la Nouvelle-France) d’abord à reconnaître et, selon lui, censée se réduire à sa seule Conquête tout aussi présumée l’en rendre uniquement collaboratif, sans aucune spécificité propre à préserver. Quand le Canada anglais prend le Canada français pour acquis (car conquis) plutôt que ce à quoi il lui faudrait travailler pour que le français s’y acquiert, le Canada n’est plus qu’anglais ou sur le point de l’être plus radicalement que jamais. Le trudeauisme l’en assure, d’autant que son assise elginienne se propulse depuis son sous-jacent arrière-fond assimilateur, de Durham au Conservateur Macdonald aux Libéraux, de Laurier aux Trudeau et Carney (jusqu’à présent). S’y aperçoit la tension gauche/droite en appel d’être aménagée en sa verticalité.


1 Selon Rosario Bilodeau, Robert Comeau, André Gosselin, Denise Julien, Histoire des Canadas, Montréal, Éditions Hurtubise HMH, 1975, p. 15, il y aurait eu une évolution en trois phases: de l’Ancien Monde au Nouveau Monde, donc d’Europe en Amérique, en l’occurrence en Nouvelle-France dont le Canada (alors laurentien) était le cœur, lors d’une colonisation française (jusqu’en 1760), puis anglo-britannique (jusqu’à 1854), en distinguant les Bas-Canada (le Québec) et le Haut-Canada (l’Ontario) en 1791 avant d’en tirer les Canadas-Unis, voire le Canada-Uni ou la Province du Canada (1839-1854) et enfin, son devenir, non plus tant de militaire à géopolitique qu’à économique et plus continentalement anglo-nord-américain en s’imbriquant avec les États-Unis (des années 1854-1866, lors du Traité de Réciprocité, juste avant le Canada issu de l’AANB de 1867, à nos jours). Histoire des Canadas, car à travers tous ces Canadas, selon ces trois phases, et lors de la troisième phase, au moins entre Canadas français et anglais avant de dériver dans des Canadas francophone et anglophone selon un bilinguisme officiel à compter des années 1960 et a fortiori depuis le rapatriement unilatéral de la Constitution par le fédéral avec le ROC sans et contre le Québec, de sorte que le Canada se présume tant unitaire et par là, anglais (par cette connivence du fédéral et du ROC) s’imposant à ce qui en est et en a été français, car le Québec seul correspond au Canada initial, à savoir au Canada laurentien (perdurant jusqu’en le Bas-Canada et jusqu’en ledit Canada-Uni visant pourtant déjà son anglicisation selon Durham) d’où, par-delà l’Acadie, le français s’est étendu vers l’Ouest alors appelé les pays d’en haut (d’où la dénomination du Haut-Canada, à savoir de l’Ontario par ses Grands Lacs d’où les eaux s’écoulent vers le Saint-Laurent et de là, de tout ce qui en est encore plus à l’Ouest), hormis le fait encore plus antérieur d’avoir emprunté le mot Canada aux Premières Nations, en l’occurrence au Wendake-Huron. Qu’en subsiste-t-il en un ministère culture et identité, a fortiori inversé en identité et culture canadiennes, si n’étant pas exclusivement canadians, dont ne plus être que la traduction en français ? Au contraire, ce sont les Canadiens, identiquement les Français établis au pays où depuis lors avoir côtoyé les Premières Nations, qui, à compter de LaFontaine et du rétablissement du français (1842) à l’encontre de son antérieure abolition depuis Durham, voire l’instauration du gouvernement responsable (1848), ont partagé leur identité avec les Britanniques et s’en sont dits Canadiens-Français en regard de Canadiens-Anglais, si ceux-ci ne se disent pas seulement et purement Canadians d’où tout reprendre à partir d’eux seuls. Ça aussi, fort loin de ladite pure collaboration censée avoir prévalu depuis la Conquête selon Mark Carney, où est-ce? Conquête du Canada que Trudeau père a fait Conquête du Canadien en Canadian… dont le French Canadian serait une variété ?

2 Cité par D. Vincent, Le sacre au Québec: transgression d’un ordre religieux ou social?, dans Le statut culturel du français au Québec, Conseil supérieur de la langue française, www.cslf.gouv.qc.ca/bibliotheque-virtuelle/publication-html/?tx_iggcpplus. De même, le Canadien était l’autochtone amérindien, puis le Français né au pays, à savoir le franco-catholique de la vallée du St-Laurent, donc du Canada laurentien d’où rayonner en Amériques (jusqu’à la fin du XVIIIe siècle), avant que que les Britanniques soient suffisamment nombreux et s’en démarquent en tant que Canadians les considérant comme des French Canadians se traduisant en Canadiens français dont émergent les Québécois (années 1960), puis les Québécois francophones (au tournant des années 2000).

3 En 1867, en se pensant l’un des deux peuples fondateurs, les négociateurs canadiens-français confient « au gouvernement fédéral la compétence législative prépondérante en matière d’immigration (article 95 LC 1867) » et acceptent « le bilinguisme officiel au niveau parlementaire, législatif et judiciaire (article 133 LC 1867) ». Mémoire de Justice pour le Québec, L’immigration: un défi existentiel pour le Québec, 23.08.2024, p. 6. Notez la conjonction entre langue, par le bilinguisme (constitutionnel, selon l’AANB de 1867, pour le distinguer de l’officialisation trudeauiste en 1969, puis en Constitution de 1982), et l’ensemble des powers, par l’exécutif qui noyaute le parlementaire jusqu’en le législatif et, de là, le juridique. Le français était reconnu aux seuls Parlements autant d’Ottawa que du Québec, ce qui laissait le champ libre aux Provinces hors Québec d’éradiquer le français dans les écoles et le faire s’« enjoualiser » au sein du Québec, à Montréal, de population à majorité anglophone en 1860. Ledit bilinguisme s’en est conjointement confessionnalisé dans les écoles par l’article 93, surtout pour protéger ladite minorité (numérique et aucunement statutaire) anglaise du Québec, comme cheval de Troie censé l’en miner intérieurement. Depuis l’entente administrative de 1991 quant à l’immigration, sans la temporaire lui échappant totalement et ayant pourtant explosée sous Justin Trudeau et sous la fallacieuse apparence de mener à la résidence permanente malgré des discriminations flagrantes envers les étudiants étrangers francophones en faveur d’anglophones, le Québec sélectionne et intègre, le Fédéral admet. René Lévesque disait que le Fédéral noie le Québec par l’immigration, le Québec enregistre la noyade. Via l’immigration s’infléchit la densité numérique sociodémographique au profit du statutaire d’autant unilatéralement imposé faire passer fallacieusement majorité/minorité démographique sous ce visage statutaire pourtant tout leur inverse, de façon à ce que le statut majoritaire impose en sous-main son immigration contre ladite majorité numérique pour l’inverser et se la rendre conforme. Ladite noyade commence et s’instaure à partir du même modèle dès la société civile, d’abord la forge de la famille se trouvant manipulée par des compétences juridictionnelles tout aussi schizophrènes: « La Loi constitutionnelle de 1867 octroie au Parlement du Québec la compétence sur les droits civils, ce qui inclut habituellement l’entièreté du droit de la famille. Cependant, elle retranche la compétence sur le mariage et le divorce afin de les donner au Parlement du Canada, laissant toutefois la célébration du mariage à la province », le tout ouvrant la porte par laquelle le fédéral déborde et empiète sur maintes autres matières, « telles que les pensions alimentaires, le partage des biens, la garde des enfants ou encore la compétence du juge », Mémoire de Thomas Lessard, Alexandre Cadotte et Michaël Lessard, 5 septembre 2024. La densité numérique sociodémographique bascule, car ne conjugue que démantèle statutairement la famille, via laquelle se module le ratio natalité/mortalité, avec la même sorte de migration.


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